Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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II CHAPITRE II : MODELISATION DU RISQUE D’INTRODUCTION DES ESPECES
NON-INDIGENES PAR LE BIOFOULING DES COQUES DES NAVIRES : CAS
D’ETUDE DU PORT D’ARZEW
II.1 Introduction
Ce chapitre vise à évaluer le risque d’introduction et d’invasion des espèces non-indigènes au port
d’Arzew. Ce sujet de recherche a été entamé car, très peu de travaux ont été effectué sur le
biofouling des navires et restent inexistant en Algérie, alors que le commerce international de
l’Algérie s’effectue à 95% par voie maritime(BOUDA, 2016).
Les invasions biologiques marines ont augmenté dans tous les océans du monde, à tel point
qu'aucune région n'est considérée comme "vierge". Nombre de ces espèces ont été introduites dans
plusieurs régions, ce qui laisse supposer une facilité de transport par des mécanismes d'origine
humaine (THERRIAULT et al., 2008). Un nombre important de ces espèces ont des impacts
démontrées sur la biodiversité indigène ou sur l’économie (HEWITT et al., 2011). Dans cette
étude, nous développons un modèle mathématique d’introduction des espèces non-indigènes
(ENIs) par les mouvements de la flotte des navires de commerce, au port d’Arzew dans l’ouest
méditerranéen durant l’année 2015-2016. Le bio-encrassement des navires est une série complexe
d'événements séquentiels qui commence par l'adsorption de composés organiques, protéiques et
osidiques, ainsi que des composés minéraux, formant un film primaire, sur des surfaces dures
submergées, sur lequel un biofilm microbien se fixe et qui est suivie par la colonisation
d'organismes sédentaires plus grands tels que les algues et les invertébrés, puis d'organismes
mobiles tels que les poissons et les décapodes. Précédemment, les modèles de propagation
d'espèces non indigènes par les navires se sont concentrés sur le transport des eaux de ballast
(MACISAAC et al., 2002; DRAKE et LODGE, 2004; KALUZA et al., 2010; KÖLZSCH et
BLASIUS, 2011; SEEBENS et al., 2013; SIERACKI et al., 2014; XU et al., 2014; COPE et al.,
2015; BOUDA et al., 2016). Cependant, peu de modèles ont été proposés pour la propagation des
NIS par les salissures biologiques (MUIRHEAD et al., 2015; BOUDA et al., 2017; SAEBI et al.,
2020), bien que ce vecteur soit considéré comme responsable d'un nombre identique, voire
supérieur, d'introductions d'espèces aquatiques non indigènes par rapport aux eaux de ballast. En
effet, le taux d’introduction des NIS aquatiques par le biofouling des coques des navires est estimé
à : 74 % à Hawaii (ELDREDGE et CARLTON, 2002), 87 % en Nouvelle-Zélande (KOSPARTOV
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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II CHAPITRE II : MODELISATION DU RISQUE D’INTRODUCTION DES ESPECES
NON-INDIGENES PAR LE BIOFOULING DES COQUES DES NAVIRES : CAS
D’ETUDE DU PORT D’ARZEW
II.1 Introduction
Ce chapitre vise à évaluer le risque d’introduction et d’invasion des espèces non-indigènes au port
d’Arzew. Ce sujet de recherche a été entamé car, très peu de travaux ont été effectué sur le
biofouling des navires et restent inexistant en Algérie, alors que le commerce international de
l’Algérie s’effectue à 95% par voie maritime(BOUDA, 2016).
Les invasions biologiques marines ont augmenté dans tous les océans du monde, à tel point
qu'aucune région n'est considérée comme "vierge". Nombre de ces espèces ont été introduites dans
plusieurs régions, ce qui laisse supposer une facilité de transport par des mécanismes d'origine
humaine (THERRIAULT et al., 2008). Un nombre important de ces espèces ont des impacts
démontrées sur la biodiversité indigène ou sur l’économie (HEWITT et al., 2011). Dans cette
étude, nous développons un modèle mathématique d’introduction des espèces non-indigènes
(ENIs) par les mouvements de la flotte des navires de commerce, au port d’Arzew dans l’ouest
méditerranéen durant l’année 2015-2016. Le bio-encrassement des navires est une série complexe
d'événements séquentiels qui commence par l'adsorption de composés organiques, protéiques et
osidiques, ainsi que des composés minéraux, formant un film primaire, sur des surfaces dures
submergées, sur lequel un biofilm microbien se fixe et qui est suivie par la colonisation
d'organismes sédentaires plus grands tels que les algues et les invertébrés, puis d'organismes
mobiles tels que les poissons et les décapodes. Précédemment, les modèles de propagation
d'espèces non indigènes par les navires se sont concentrés sur le transport des eaux de ballast
(MACISAAC et al., 2002; DRAKE et LODGE, 2004; KALUZA et al., 2010; KÖLZSCH et
BLASIUS, 2011; SEEBENS et al., 2013; SIERACKI et al., 2014; XU et al., 2014; COPE et al.,
2015; BOUDA et al., 2016). Cependant, peu de modèles ont été proposés pour la propagation des
NIS par les salissures biologiques (MUIRHEAD et al., 2015; BOUDA et al., 2017; SAEBI et al.,
2020), bien que ce vecteur soit considéré comme responsable d'un nombre identique, voire
supérieur, d'introductions d'espèces aquatiques non indigènes par rapport aux eaux de ballast. En
effet, le taux d’introduction des NIS aquatiques par le biofouling des coques des navires est estimé
à : 74 % à Hawaii (ELDREDGE et CARLTON, 2002), 87 % en Nouvelle-Zélande (KOSPARTOV
