Chapitre III : Bio-surveillance des espèces non-indigènes de biofouling dans le port
d’Alger
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W. subtorquata avec Bugula neritina est considérée comme l'espèce introduite la plus commune
dans les ports et les estuaires dans le contexte de l'encrassement des coques. En fait, sa résistance
aux toxines antisalissures qui peuvent s'accumuler dans les ports peut lui donner un avantage sur
le biote natif. W. subtorquata a également démontré sa capacité à rester en sommeil dans des
conditions trop toxiques et à se rétablir à mesure que les conditions s'améliorent. En Australie, cet
organisme est déclaré ravageur de priorité moyenne (HAYES et al., 2005).
Les mesures préventives sont les seuls moyens pratiques actuels de contrôler les populations de
Watersipora subtorquata. D'autres méthodes d'antisalissure sont nécessaires pour empêcher W.
subtorquata et d'autres espèces résistantes à l'antifouling de se propager et faciliter la propagation
d'autres espèces via les coques des navires. L'élimination physique ou le traitement chimique de
Watersipora subtorquata n'est pas encore une option rentable. Étant donné que ses populations
sont généralement assez répandues, les contrôles de population locaux sont jugés inefficaces
(HAYES et al., 2005).
III.3.1.9 Botryllus schlosseri (Pallas, 1766)
Classe : Ascidiacea
Ordre : Stolidobranchia
Famille : Styelidae
Espèce : Botryllus schlosseri
Description
Tous les individus sont inclus dans une tunique commune (Fig.III-11). Les orifices inhalant des
zoïdes sont groupés de façon régulière autour d’un cloaque commun qui occupe une position
centrale. La colonie apparaît comme un ensemble de petites structures en étoiles caractéristiques.
Chaque groupe de 3 jusqu’à une vingtaine de zoïdes mesure 5 mm environ (CHEBBI, 2010).
La couleur des colonies est extrêmement variable, jaune, verte, brune, bleue, mauve (Fig.III-11)
et les zoïdes sont presque toujours de couleur différente, ce qui contraste avec la couleur de la
tunique.
Cette ascidie est un complexe d'espèces génétiquement différenciées (LÓPEZ-LEGENTIL et al.,
2006). Les études de génétique des populations ont montré la possibilité que la Méditerranée soit
un centre de diversité pour B. schlosseri, et probablement son site d'origine (REEM et al., 2017).
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