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INTRODUCTION GENERALE
La pollution métallique représente une menace croissante pour la santé humaine et les
écosystèmes littoraux, particulièrement dans les zones caractérisées par une forte démographie
ainsi qu’une intensification des activités urbaines et industrielles comme il est le cas dans la
bande côtière en Algérie.
D’une façon générale, les principales sources anthropiques génératrices de rejets métalliques
sont :
- les rejets des activités industrielles telles que les tanneries, les papeteries, les usines de
fabrication de chlore et les usines métallurgiques produisent des effluents contenant des métaux
lourds comme le cadmium, le chrome et le mercure. Ces métaux peuvent être toxiques pour les
organismes aquatiques même à de faibles concentrations et peuvent avoir des effets à long terme
sur la santé des écosystèmes.
- les pratiques agricoles telles que l'épandage d'engrais contenant des métaux lourds ou
l'utilisation de boues résiduelles provenant des stations d'épuration peuvent entraîner la
contamination des sols et des eaux de surface. Les métaux peuvent ensuite être lessivés dans
les cours d'eau par les eaux de ruissellement. Certains fongicides contiennent des métaux lourds
comme le cuivre, qui peuvent être relargués dans l'environnement et contaminer les eaux douces
et les écosystèmes associés.
- l'incinération des déchets et la combustion de carburants dans les véhicules peuvent libérer
des métaux lourds dans l'atmosphère, qui peuvent ensuite retomber dans les cours d'eau par les
précipitations atmosphériques.
- le ruissellement des eaux de pluie où les surfaces imperméables comme les toitures et les
routes peuvent accumuler des métaux lourds provenant de sources diverses telles que les dépôts
atmosphériques, les véhicules et les activités industrielles. Ces métaux sont ensuite lessivés par
les eaux de pluie et transportés vers les eaux de surface.
En effet, des métaux dits « lourds » comme le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le
nickel (Ni), le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le manganèse (Mn) et le fer (Fe) sont des polluants
persistants qui sont émis par plusieurs types d’activités anthropiques et peuvent s’accumuler
dans les sols et les sédiments en affectant les organismes terrestres et aquatiques. Leurs impacts
toxiques sont bien documentés, montrant des effets néfastes sur la biodiversité et des risques
potentiels pour la santé humaine via la chaîne alimentaire (Newman et al.1994 ; Campbell et
al. 2004 ; Le Goff et al. 2004 ; Geoffrey et al. 2020).
D’autre part, de nombreux travaux ont été consacrés au problème de la pollution aux métaux
lourds qui sont émis par les activités industrielle et urbaines dans plusieurs régions du monde
(Dagne 2020 ; Eunice et al. 2020 ; Reta et al. 2023). Sur le littoral algérien, plusieurs auteurs
INTRODUCTION GENERALE
La pollution métallique représente une menace croissante pour la santé humaine et les
écosystèmes littoraux, particulièrement dans les zones caractérisées par une forte démographie
ainsi qu’une intensification des activités urbaines et industrielles comme il est le cas dans la
bande côtière en Algérie.
D’une façon générale, les principales sources anthropiques génératrices de rejets métalliques
sont :
- les rejets des activités industrielles telles que les tanneries, les papeteries, les usines de
fabrication de chlore et les usines métallurgiques produisent des effluents contenant des métaux
lourds comme le cadmium, le chrome et le mercure. Ces métaux peuvent être toxiques pour les
organismes aquatiques même à de faibles concentrations et peuvent avoir des effets à long terme
sur la santé des écosystèmes.
- les pratiques agricoles telles que l'épandage d'engrais contenant des métaux lourds ou
l'utilisation de boues résiduelles provenant des stations d'épuration peuvent entraîner la
contamination des sols et des eaux de surface. Les métaux peuvent ensuite être lessivés dans
les cours d'eau par les eaux de ruissellement. Certains fongicides contiennent des métaux lourds
comme le cuivre, qui peuvent être relargués dans l'environnement et contaminer les eaux douces
et les écosystèmes associés.
- l'incinération des déchets et la combustion de carburants dans les véhicules peuvent libérer
des métaux lourds dans l'atmosphère, qui peuvent ensuite retomber dans les cours d'eau par les
précipitations atmosphériques.
- le ruissellement des eaux de pluie où les surfaces imperméables comme les toitures et les
routes peuvent accumuler des métaux lourds provenant de sources diverses telles que les dépôts
atmosphériques, les véhicules et les activités industrielles. Ces métaux sont ensuite lessivés par
les eaux de pluie et transportés vers les eaux de surface.
En effet, des métaux dits « lourds » comme le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le
nickel (Ni), le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le manganèse (Mn) et le fer (Fe) sont des polluants
persistants qui sont émis par plusieurs types d’activités anthropiques et peuvent s’accumuler
dans les sols et les sédiments en affectant les organismes terrestres et aquatiques. Leurs impacts
toxiques sont bien documentés, montrant des effets néfastes sur la biodiversité et des risques
potentiels pour la santé humaine via la chaîne alimentaire (Newman et al.1994 ; Campbell et
al. 2004 ; Le Goff et al. 2004 ; Geoffrey et al. 2020).
D’autre part, de nombreux travaux ont été consacrés au problème de la pollution aux métaux
lourds qui sont émis par les activités industrielle et urbaines dans plusieurs régions du monde
(Dagne 2020 ; Eunice et al. 2020 ; Reta et al. 2023). Sur le littoral algérien, plusieurs auteurs
