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forment à l’interface des zones continentales et marines. Ils constituent les réservoirs ultimes
pour de nombreux composés chimiques (Chapman et al., 1998).
La plupart des polluants chimiques sont facilement adsorbés sur les particules les plus fines et
ont par conséquent tendance à sédimenter (Marchand, 1985). De ce fait, le sédiment de
surface peut constituer un bon indicateur de pollution.
L’analyse chimique des polluants dans les sédiments est, certes, un moyen d’investigation
performant pour détecter les zones de dégradation de la qualité des eaux (Lacaze et Paquet,
1989).
Les contaminants n’ont pas le même pouvoir de fixation selon les conditions géochimiques
et la nature des solides (Figure4).
En effet, le sédiment peut présenter des teneurs élevées de polluants qui ne sont pas
remobilisables dans les conditions naturelles du milieu, mais il peut aussi devenir toxique
lorsque les conditions physico-chimiques sont modifiées lors d’un dragage par exemple. Les
sédiments ne constituent pas uniquement un simple réservoir pour les polluants, ce sont de
véritables réacteurs biogéochimiques capables d’adsorber et de transformer les polluants, de
modifier leur biodisponibilité, de les recycler ou de les transférer vers la colonne d’eau, vers
le sol ou les nappes phréatiques (Achour, 2013).
Figure4 :
Figure 4 Comportement des polluants rejetés dans les cours d’eau (Marchandise et Robbe
1978 in Achour, 2013).
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