24
: débris organiques d’origines animale ou végétale, plus ou moins décomposés en humus sous
l’action des microorganismes (Devallois, 2009). La MO n’occupe qu’un faible volume du
sédiment (quelques %), mais joue un rôle primordial, puisqu’elle régule la mobilité et donc la
biodisponibilité d’un grand nombre de contaminants, en particulier les composés organiques
non ioniques (Power et Chapman, 1992). Selon sa taille la matière organique peut être classée
en carbone organique dissous, colloïdal et particulaire (Bonnet, 2000, et Geffard, 2001).
Les sédiments sont aussi également caractérisés par leur pH, leur potentiel redox, leur salinité,
leur teneur en oxygène et en sulfures. Ces paramètres gouvernent la répartition des
contaminants entre les différentes phases d’un sédiment, ainsi que leur biodisponibilité.
I.2.3. Diagenèse précoce du sédiment
Les sédiments marins sont caractérisés par d’importants gradients bio-physico-chimiques. Ces
gradients sont la conséquence de nombreuses transformations physiques, chimiques et
biologiques qui conduisent à la transformation du sédiment en roche cohérente : c’est la
diagénèse sédimentaire.
La diagenèse définit l’ensemble des processus physico-chimiques qui transforme le sédiment
en roche cohérente (du grec « dia » : à travers et « genesis » : formation). La diagenèse précoce
désigne les transformations qui commencent dès le dépôt des particules et qui sont
prédominantes aux petites échelles géologiques (quelques dizaines d’années).
La diagenèse précoce mêle des mécanismes physiques (tassement et consolidation) et
biogéochimiques (minéralisation de la matière organique). Ces derniers correspondent à une
succession de réactions induites ou catalysées par les bactéries et les micro-organismes. Ainsi,
la présence de bactéries et de matière organique sont les deux conditions sine qua non pour
induire les réactions biogéochimiques de la diagenèse précoce (Devallois, 2009).
I.2.4. Granulométrie
a. Composition granulométrique
Un grain de sédiment est caractérisé par sa dimension, sa forme, son état de surface et sa
masse volumique (Chamley et Deconinck, 2011). La répartition des sédiments est très
variable, cette granulométrie varie en fonction de l’origine du point du prélèvement et la
nature de la matière solide (Burdige, 2006). En effet, les particules grosses restent en amont
tandis que les particules fines se trouvent en aval.
Les résultats de l’analyse granulométrique et la connaissance de la répartition des
contaminants en fonction de la distribution granulométrique sont des indicateurs pour la
décontamination (Figure3).
: débris organiques d’origines animale ou végétale, plus ou moins décomposés en humus sous
l’action des microorganismes (Devallois, 2009). La MO n’occupe qu’un faible volume du
sédiment (quelques %), mais joue un rôle primordial, puisqu’elle régule la mobilité et donc la
biodisponibilité d’un grand nombre de contaminants, en particulier les composés organiques
non ioniques (Power et Chapman, 1992). Selon sa taille la matière organique peut être classée
en carbone organique dissous, colloïdal et particulaire (Bonnet, 2000, et Geffard, 2001).
Les sédiments sont aussi également caractérisés par leur pH, leur potentiel redox, leur salinité,
leur teneur en oxygène et en sulfures. Ces paramètres gouvernent la répartition des
contaminants entre les différentes phases d’un sédiment, ainsi que leur biodisponibilité.
I.2.3. Diagenèse précoce du sédiment
Les sédiments marins sont caractérisés par d’importants gradients bio-physico-chimiques. Ces
gradients sont la conséquence de nombreuses transformations physiques, chimiques et
biologiques qui conduisent à la transformation du sédiment en roche cohérente : c’est la
diagénèse sédimentaire.
La diagenèse définit l’ensemble des processus physico-chimiques qui transforme le sédiment
en roche cohérente (du grec « dia » : à travers et « genesis » : formation). La diagenèse précoce
désigne les transformations qui commencent dès le dépôt des particules et qui sont
prédominantes aux petites échelles géologiques (quelques dizaines d’années).
La diagenèse précoce mêle des mécanismes physiques (tassement et consolidation) et
biogéochimiques (minéralisation de la matière organique). Ces derniers correspondent à une
succession de réactions induites ou catalysées par les bactéries et les micro-organismes. Ainsi,
la présence de bactéries et de matière organique sont les deux conditions sine qua non pour
induire les réactions biogéochimiques de la diagenèse précoce (Devallois, 2009).
I.2.4. Granulométrie
a. Composition granulométrique
Un grain de sédiment est caractérisé par sa dimension, sa forme, son état de surface et sa
masse volumique (Chamley et Deconinck, 2011). La répartition des sédiments est très
variable, cette granulométrie varie en fonction de l’origine du point du prélèvement et la
nature de la matière solide (Burdige, 2006). En effet, les particules grosses restent en amont
tandis que les particules fines se trouvent en aval.
Les résultats de l’analyse granulométrique et la connaissance de la répartition des
contaminants en fonction de la distribution granulométrique sont des indicateurs pour la
décontamination (Figure3).
