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I.2. Le Sédiment
Le sédiment marin est un compartiment complexe et relativement hétérogène (Power et
Chapman, 1992). Et sont des matériaux déposés au fond des océans, résultant de processus
tels que l'érosion, le transport et la sédimentation. Leur composition et leur distribution
offrent des informations précieuses sur l'histoire de la Terre, les changements
environnementaux et les conditions océaniques. Il est considéré comme étant le réservoir
extrême au quel est acheminé la plupart des contaminants.
I.2.1. Origine
Les particules qui composent les sédiments marins sont plus ou moins grosses et sont
constituées de composés organiques et inorganiques provenant de quatre sources distinctes:
Une source terrigène : les particules proviennent de l’érosion des terres émergées
et les côtes. Cette source est enrichie par divers apports tels que les apports éoliens,
volcaniques, glaciaires, sans oublier les apports fluviaux et/ou de ruissellement qui
constituent à eux seuls l’apport cumulé le plus important.
Une source endogène : les particules proviennent de la production océanique
interne comme les débris de macrophytes (plantes aquatiques, microphytes) ou
encore les fragments de coquilles des organismes ;
Une source liée à la néoformation : correspondant aux phénomènes d’altération,
de transferts et de précipitations qui peuvent se produire dans le bassin de
sédimentation ou à l’intérieur du sédiment durant la diagenèse ;
Une source anthropique : qui peut être ex situ et in situ. Dans le premier cas, elle
regroupe tous les rejets agricoles, industriels et domestiques qui se retrouvent dans
les apports fluviaux. Ce fractionnement est riche en MO, en nutriments, et en
micropolluants. Il peut également apporter des matières en suspension. Dans le
second cas, elle englobe toutes les activités humaines et industrielles portuaires
(chargement de marchandise, pêche, ravitaillement en carburant, entretien du
matériel de navigation). Généralement, cette dernière source est fortement
contaminée, ce qui conduit à l’augmentation du taux de sédimentation (Loustau
Cazalet, 2012 et Schneider, 2001).
Les sédiments sont essentiellement caractérisés par leur granulométrie et leur composition.
I.2.2. Composition
Un sédiment est un compartiment poreux constitué d’une matrice solide et de vide, appelés
pores (Rusch, 2010). Ces derniers sont occupés par de l’eau de mer (eau interstitielle) et dans
une moindre mesure par de l’air enrichi en CO2 par l’activité biologique (micro-organismes).
L’eau interstitielle représente entre 20 et 90 % du volume des sédiments superficielles mais
ses pourcentages diminuent généralement avec la profondeur suite à la compaction des
particules sédimentaires (Lesven, 2008). La région d’origine et la nature du milieu aquatique
I.2. Le Sédiment
Le sédiment marin est un compartiment complexe et relativement hétérogène (Power et
Chapman, 1992). Et sont des matériaux déposés au fond des océans, résultant de processus
tels que l'érosion, le transport et la sédimentation. Leur composition et leur distribution
offrent des informations précieuses sur l'histoire de la Terre, les changements
environnementaux et les conditions océaniques. Il est considéré comme étant le réservoir
extrême au quel est acheminé la plupart des contaminants.
I.2.1. Origine
Les particules qui composent les sédiments marins sont plus ou moins grosses et sont
constituées de composés organiques et inorganiques provenant de quatre sources distinctes:
Une source terrigène : les particules proviennent de l’érosion des terres émergées
et les côtes. Cette source est enrichie par divers apports tels que les apports éoliens,
volcaniques, glaciaires, sans oublier les apports fluviaux et/ou de ruissellement qui
constituent à eux seuls l’apport cumulé le plus important.
Une source endogène : les particules proviennent de la production océanique
interne comme les débris de macrophytes (plantes aquatiques, microphytes) ou
encore les fragments de coquilles des organismes ;
Une source liée à la néoformation : correspondant aux phénomènes d’altération,
de transferts et de précipitations qui peuvent se produire dans le bassin de
sédimentation ou à l’intérieur du sédiment durant la diagenèse ;
Une source anthropique : qui peut être ex situ et in situ. Dans le premier cas, elle
regroupe tous les rejets agricoles, industriels et domestiques qui se retrouvent dans
les apports fluviaux. Ce fractionnement est riche en MO, en nutriments, et en
micropolluants. Il peut également apporter des matières en suspension. Dans le
second cas, elle englobe toutes les activités humaines et industrielles portuaires
(chargement de marchandise, pêche, ravitaillement en carburant, entretien du
matériel de navigation). Généralement, cette dernière source est fortement
contaminée, ce qui conduit à l’augmentation du taux de sédimentation (Loustau
Cazalet, 2012 et Schneider, 2001).
Les sédiments sont essentiellement caractérisés par leur granulométrie et leur composition.
I.2.2. Composition
Un sédiment est un compartiment poreux constitué d’une matrice solide et de vide, appelés
pores (Rusch, 2010). Ces derniers sont occupés par de l’eau de mer (eau interstitielle) et dans
une moindre mesure par de l’air enrichi en CO2 par l’activité biologique (micro-organismes).
L’eau interstitielle représente entre 20 et 90 % du volume des sédiments superficielles mais
ses pourcentages diminuent généralement avec la profondeur suite à la compaction des
particules sédimentaires (Lesven, 2008). La région d’origine et la nature du milieu aquatique
