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Introduction
Un écosystème marin est un système complexe qui comprend tous les organismes vivants et
leur environnement physique dans l'eau de mer, qu'il s'agisse d'océans, de mers, de zones
côtières ou d'estuaires. Cet écosystème est composé de deux matrices principales qui sont
l'eau et les sédiments, ces deux matrices sont essentielles pour la stabilité et le
fonctionnement des écosystèmes marins.
Les sédiments marins sont des matériaux qui se déposent au fond des océans, des mers, et
des autres étendues d'eau. Ces sédiments peuvent être composés de particules minérales, de
matières organiques, de débris biologiques, et de polluants provenant des activités humaines.
Les sédiments marins jouent un rôle crucial dans les écosystèmes marins car ils fournissent
des habitats pour de nombreuses espèces et servent de réservoirs de nutriments.
Les sédiments sont étudiés grâce à leur rôle d’indicateur de contamination du milieu, à cause
de leur pouvoir de fixation des polluants. Selon Calmano et al., (1994), plus de 90% des
polluants rejetés dans les écosystèmes sont piégés dans la matrice sédimentaire. Les
sédiments sont reconnus comme porteurs et, sous certaines conditions, peuvent devenir des
sources de contaminants dans les systèmes aquatiques (Tremblay et al., 1992 ; Rousseau et
Suaudeau, 2008). Les sédiments reflètent la qualité de l'eau et peuvent enregistrer les effets
de l'activité humaine à l'échelle locale ou globale (Loizeau, 1994).
La pollution marine est un sérieux problème qui menace l’écosystème marin est de deux
sortes : des macro-éléments (« ordures »), que les animaux peuvent ingérer au risque de
s'étouffer, et des microéléments dissous (métaux traces, pesticides, médicaments, produits
industriels…), qui se retrouvent dans le milieu d'alimentation et peuvent être bio accumulés
par les animaux situés au sommet de la chaîne alimentaire (bourgheda et al 2020).
La Méditerranée voit aussi passer 18% du trafic pétrolier mondial et a déjà connu plusieurs
marées noires. Environ 400 000 tonnes d'hydrocarbures sont déversées en Méditerranée
chaque année. (Medpan2016)
Les importantes activités humaines des 21 pays qui bordent la méditerranée (urbanisation,
tourisme, agriculture, industrie, transport maritime aquaculture) y induisent des apports
significatifs de polluants par les fleuves et rivières, mais aussi par les effluents directs, les eaux
souterraines, les dépôts atmosphériques et les activités maritimes ou encore le lessivage des
zones littorales par les pluies. Les éléments traces métalliques (ETM) ont une place
particulièrement importante dans le grand nombre de polluants organiques et inorganiques
déjà observé en Méditerranée, car ils comptent parmi les plus souvent détectés, à cause de
leur utilisation sur l’ensemble du pourtour méditerranéen et de l’historique de leur extraction
et traitement qui remontent aux premières civilisations.
Cette pollution est préoccupante par ses possibles conséquences sanitaires,
environnementales et socioéconomiques.
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Evaluation et impact de la pollution par les métaux traces sur l’environnement marin as de l’embouchure de l’Oued Beni Messous - 13/106

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