Chapitre II : Le dessalement et ces concepts
26
quotidien de saumure à 141,5 millions de m
3 , soit un total annuel avoisinant les 51,7 milliards de
m
3 près du double du volume d'eau douce produit annuellement (Ladewig and Asquith, 2012).
II.8.2. Effets des rejets
II.8.2.1.
Effets des rejets de produits chimiques
Les écosystèmes marins peuvent être affectés par certains des composés chimiques rejetés par les
usines de dessalement.
Par exemple, il a été démontré que les produits antitartres rejetés par les usines de dessalement
étaient des éléments nutritifs qui augmentaient la productivité primaire. Ainsi, ces produits peuvent
provoquer la propagation d'algues dans des endroits où elles sont rares, tels que la mer
Méditerranée. Les usines qui ont rejeté les produits anti salissures pourraient également tuer
certains organismes.
Les faibles quantités de métaux lourds dans les rejets de saumure des usines de dessalement par
osmose inverse limitent leur impact sur l'environnement et la vie marine. Cependant, les usines de
distillation peuvent produire des quantités plus élevées de métaux lourds dans leur saumure rejetée,
ce qui peut affecter les organismes vivant dans la zone de rejet, en particulier les microorganismes
planctoniques qui consomment des matières en suspension (PNUE, 2003).
II.8.2.2.
Effets de la saumure
Le principal problème lié au rejet de saumure provient de sa très forte salinité et des débits élevés.
Lorsque rejetée dans la mer, la saumure forme un courant sous-marin à haute salinité au fond en
raison de sa densité élevée. Ce panache salin peut gravement affecter les organismes marins
benthiques.
L'augmentation de salinité affecte les êtres marins par un processus d'osmose. Le milieu autour du
rejet devient hypertonique par rapport aux fluides internes des organismes. L'eau contenue dans
leurs cellules va alors sortir par diffusion à travers les membranes semi-perméables, dans le sens
du gradient de concentration en sels.
Ainsi, lorsque des organismes marins sont exposés à une augmentation soudaine de salinité dans
leur environnement, ils subissent un choc osmotique préjudiciable, sauf s'ils ont une bonne
tolérance à ces variations de salinité (BOUNIFA and LAKHDARI, 2015).
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quotidien de saumure à 141,5 millions de m
3 , soit un total annuel avoisinant les 51,7 milliards de
m
3 près du double du volume d'eau douce produit annuellement (Ladewig and Asquith, 2012).
II.8.2. Effets des rejets
II.8.2.1.
Effets des rejets de produits chimiques
Les écosystèmes marins peuvent être affectés par certains des composés chimiques rejetés par les
usines de dessalement.
Par exemple, il a été démontré que les produits antitartres rejetés par les usines de dessalement
étaient des éléments nutritifs qui augmentaient la productivité primaire. Ainsi, ces produits peuvent
provoquer la propagation d'algues dans des endroits où elles sont rares, tels que la mer
Méditerranée. Les usines qui ont rejeté les produits anti salissures pourraient également tuer
certains organismes.
Les faibles quantités de métaux lourds dans les rejets de saumure des usines de dessalement par
osmose inverse limitent leur impact sur l'environnement et la vie marine. Cependant, les usines de
distillation peuvent produire des quantités plus élevées de métaux lourds dans leur saumure rejetée,
ce qui peut affecter les organismes vivant dans la zone de rejet, en particulier les microorganismes
planctoniques qui consomment des matières en suspension (PNUE, 2003).
II.8.2.2.
Effets de la saumure
Le principal problème lié au rejet de saumure provient de sa très forte salinité et des débits élevés.
Lorsque rejetée dans la mer, la saumure forme un courant sous-marin à haute salinité au fond en
raison de sa densité élevée. Ce panache salin peut gravement affecter les organismes marins
benthiques.
L'augmentation de salinité affecte les êtres marins par un processus d'osmose. Le milieu autour du
rejet devient hypertonique par rapport aux fluides internes des organismes. L'eau contenue dans
leurs cellules va alors sortir par diffusion à travers les membranes semi-perméables, dans le sens
du gradient de concentration en sels.
Ainsi, lorsque des organismes marins sont exposés à une augmentation soudaine de salinité dans
leur environnement, ils subissent un choc osmotique préjudiciable, sauf s'ils ont une bonne
tolérance à ces variations de salinité (BOUNIFA and LAKHDARI, 2015).
