Introduction
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Introduction
Le poisson constitue une importante source de protéines animales et de nombreux
micronutriments essentiels, tels que les vitamines (A, B et D), les minéraux (calcium, iode,
zinc, fer et sélénium) et les acides gras polyinsaturés oméga-3 (FAO, 2014).
Ces dernières années, l'aquaculture a connu une croissance remarquable à l'échelle mondiale,
devenant la principale source alternative de produits aquatiques en réponse à l'épuisement des
ressources halieutiques (FAO, 2022). Son développement soulève cependant d'importantes
problématiques environnementales, notamment celle de la contamination chimique par les
polluants métalliques (Fahssi et al., 2016). En Algérie, l'élevage de la daurade Sparus aurata
représente l'un des pans majeurs de la filière aquacole marine en pleine expansion (Chalabi,
2020). Or, l'implantation des fermes d'élevage en zones littorales les expose à diverses sources
de pollution métallique d'origine tellurique et anthropique. (Remili & Kerfouf, 2013).
Les métaux lourds comme le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le zinc (Zn), le cuivre (Cu) le
nickel (Ni) le chrome (Cr) et l’arsenic (Ar) posent de graves risques en raison de leur toxicité
confirmée pour les organismes vivants et les écosystèmes. (Biegala, 2015). Les risques pour
la santé du consommateur final de produits aquatiques contaminés sont sérieux en raison de
leur caractère non biodégradable et de leur tendance à s'accumuler dans les chaînes
alimentaires. (Bensaci et al., 2014). Ainsi, des réglementations nationales et internationales
ont établi des teneurs maximales admissibles en métaux lourds dans les denrées alimentaires
issues des milieux aquatiques (Lounas et al., 2021).
Cette étude vise à examiner de manière approfondie la présence de métaux dans les poissons
Sparus aurata élevés dans les fermes aquacoles de la région côtière de Chlef, dans le nordouest de l'Algérie. Cette zone, caractérisée par une intense activité industrielle, portuaire et
urbaine, est exposée à des polluants métalliques d'origine humaine. (Taibi & Reguieg, 2021).
Des recherches antérieures ont déjà signalé la présence de concentrations préoccupantes de
métaux contaminants dans les sédiments de la baie de Ténès. (Bachouche, 2017) .
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer les niveaux de contamination en plomb,
cadmium, zinc, nickel et cuivre dans les chairs comestibles de daurades provenant de
l'aquaculture locale. Une comparaison avec les normes réglementaires aidera à évaluer les
risques sanitaires associés à leur consommation et à diagnostiquer la pollution métallique dans
la wilaya de Chlef.
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Estimation de la contamination par certains métaux lourds au niveau de la chair d\'un poisson d\'élevage - 12/92

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