CHAPITRE III
RESULTATS ET DISCUSSION
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toxicité (TU) et toxicité aiguë potentielle (ΣTUi) ; (5) pour la première fois en Algérie, une
estimation des flux des métaux traces est réalisée.
III.1.1 Variation des paramètres environnementaux
Les paramètres environnementaux tels que la température de l'eau, le pH, la conductivité et les
particules en suspension (MES) ont été mesurés deux fois par mois dans les oueds El Harrach
et Mazafran (Fig. III.1 ; Tab. III.1). Les valeurs de la variation bimensuelle des paramètres
environnementaux étaient significativement plus élevées (p < 0,001) dans les deux oueds.
Pendant la période d'étude (août 2017 à juillet 2018), la température de l'eau (Fig. III.1a) montre
la même variation bimensuelle dans les deux oueds (p > 0,05), avec un cycle saisonnier clair
de la température de l'eau, c'est-à-dire que la température de l'eau a suivi la fluctuation de la
température atmosphérique, qui a montré un maximum en été et un minimum en hiver. Une
différence maximale de température entre les deux oueds (2,9
°
C) a été observée en janvier avec
une température plus élevée dans l’oued El Harrach.
D'après les valeurs temporelles de pH (Fig. III.1b), les eaux des deux oueds sont alcalines ce
qui reflète l’abondance des roches carbonatées dans les deux bassins, avec des moyennes de
7,80 ± 0,25 (gamme 7,43-8,47) et 7,90 ± 0,20 (gamme 7,52-8,30) mesurées dans les oueds El
Harrach et Mazafran, respectivement (p > 0,05). Deux pics de pH ont été enregistrés dans les
deux oueds pendant la même période (mars et avril 2018) (p > 0,05).
Les valeurs moyennes de conductivité dans les eaux des deux oueds étaient de 1474 ± 590
μs/cm (plage 676–3130) et 1245 ± 300 μs/cm (plage 531–1649) dans les oueds El Harrach et
Mazafran (p < 0,001), respectivement (Fig. III.1c), ces valeurs dépassent la gamme normale de
conductivité reportée dans la plupart des rivières naturelles (10 à 1000 µS cm
-1 (Chapman et
al., 1996)) traduisent l’impact des effluents domestiques et industriels dans les eaux des deux
oueds El Harrache et Mazafran. La plus grande différence de conductivité entre les deux oueds
a été enregistrée en juin (p > 0,05), ce qui peut être expliqué par l'entrée de l'embouchure de
l’oued El Harrach dans la mer et l'intrusion d'eau de mer qui en résulte, c'est-à-dire que le milieu
devient de plus en plus estuarien à cette période.
Les concentrations de matière en suspension (MES) (Fig. III.1d) variaient entre 35 et 1888
mg/L dans l’oued El Harrach et 47-2197 mg/L dans l’oued Mazafran (p > 0,05). Nous avons
observé une tendance saisonnière avec des valeurs plus élevées de MES à la fin du mois
d'octobre 2017 dans l’oued Mazafran, et de février à avril dans les deux oueds (p > 0,05).
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Apports et accumulation des métaux traces dans les sédiments des baies d’Alger et de Marseille - 72/174

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