CHAPITRE II
MATÉRIELS ET MÉTHODES
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la zone côtière d’Alger offre un exemple particulièrement frappant du développement croissant
du littoral méditerranéen (Khelil et al., 2019). Près de 40% de la population algérienne est
concentrée sur 2% du territoire national (PAM, 2015). Cette tendance se reflète particulièrement
dans la zone d’étude où la population a augmenté de manière significative, montrant un
processus de littoralisation en cours. La population de la wilaya d'Alger a augmenté de 43 % en
20 ans (1988-1998). Les wilayas de Boumerdes et Tipaza ont des taux de croissance de 19,5%
et 12,8% (Khelil et al., 2019) . Une forte pression s'exerce sur la wilaya d'Alger, ce qui
entraînera une "diffusion de la population au niveau des wilayas avoisinantes (Blida, Tipaza et
Boumerdes)" (Madani, 2009). Bien que de nombreuses mesures d’aménagement et de
planification ont été mises en place en vue d’une utilisation plus durable de l'espace côtier
(Rabehi et al., 2018), cette confluence de facteurs a entraîné un développement urbain
important dans la zone côtière d’Alger, dont 44 % de la surface est considérée comme urbanisée
(Khelil et al., 2019). De ce fait, la wilaya d'Alger a perdu des terres agricoles fertiles au cours
des deux dernières décennies. Les wilayas de Tipaza, Blida et Boumerdes s'orientent également
dans cette direction. En outre, la zone utilisée pour les activités liées au tourisme est touchée,
ce qui entraîne des changements de plus en plus insoutenables dans l'utilisation des terres.
Globalement, l'activité du secteur touristique de la wilaya d'Alger a diminué de plus de 50 %
(Khelil et al., 2019).
Figure II.5 : Occupation des sols de la zone algéroise (2001-2017) (Khelil, 2021).
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