INTRODUCTION
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anthropiques, sont suivis sur un cycle hydrologique annuel. L’oued El Harrach à
proximité d’Alger centre traverse l’une des agglomérations d’Alger les plus dense ainsi
que la zone industrielle la plus importante d’Alger et de l’Algérie, il s’agit d’un oued
fortement contaminé (Yoshida et al., 2005). Le deuxième oued, soumis à une pression
anthropique faible à modérée, c’est l’oued Mazafran à l’ouest d’Alger. Ces deux oueds
ont fait l’objet d’un suivi pendant un cycle annuel sur la base d’un prélèvement
bimensuelle (la fréquence est adaptée à la crue). Les prélèvements permettront de mesurer
les paramètres environnementaux, la teneur en matière en suspension, les métaux traces
en phases dissoutes et particulaires. Ces données constituent une des toutes premières
évaluations de ces apports à l’échelle de l’Algérie.
2. L’étude de l’historique de la contamination des sédiments marins : des carottes
sédimentaires sont aussi prélevées dans des zones de sédimentation (embouchure d’oued)
pour reconstituer l’accumulation des métaux et l’historique de la contamination au cours
du dernier siècle. Quelques travaux ont déjà été faits sur cette question. Matmed (2002) a
montré que les sédiments profonds (440 et 960 m) sont exempts de toute contamination,
mais des carottes à plus faible profondeur en face de l’embouchure de l’oued El Harrach
montrent des contaminations en Cr, Zn et Cu (Boulahdid et al., 2013). Inal (2011) a aussi
retrouvé des contaminations assez significatives dans les sédiments de l’embouchure de
l’oued Mazafran. Enfin, deux carottes prélevées dans la baie ont été récemment analysées
grâce à un programme d’échange CNRS-DPRGF entre le CEREGE et l’ENSSMAL.
Malheureusement, elles ont révélé un niveau de surface très perturbé et ne peuvent donc
pas être utilisées pour une reconstitution correcte.
Des carottages sont aussi réalisés dans la Baie de Marseille pour reconstituer ce même
type de chroniques, et pouvoir si possible comparer les tendances historiques et récentes.
En parallèle, des prélèvements de sédiment superficiel sont réalisés pour définir la
dispersion en surface de la contamination récente, et ce sur une zone couvrant la totalité
de la zone d’étude. Cette contamination du sédiment superficiel reste en effet mal
documentée. Rouibah et al. (2005) ont trouvé des concentrations élevées en plomb
(jusqu’à 245 µg/g au port d’Alger et 50 µg/g à l’embouchure de l’oued El Harrach) et
d’autres teneurs fortes ont aussi été observées pour le cuivre (Boudjellal et al. 1992), le
mercure (Atroune and Boutaleb, 2012; Bachouche et al., 2017; Yoshida et al., 2007;
Yoshida et al., 2005), le cadmium (Alomary and Belhadj, 2007), et enfin Cu, Pb et Zn
(Ghiboub, 2015).
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anthropiques, sont suivis sur un cycle hydrologique annuel. L’oued El Harrach à
proximité d’Alger centre traverse l’une des agglomérations d’Alger les plus dense ainsi
que la zone industrielle la plus importante d’Alger et de l’Algérie, il s’agit d’un oued
fortement contaminé (Yoshida et al., 2005). Le deuxième oued, soumis à une pression
anthropique faible à modérée, c’est l’oued Mazafran à l’ouest d’Alger. Ces deux oueds
ont fait l’objet d’un suivi pendant un cycle annuel sur la base d’un prélèvement
bimensuelle (la fréquence est adaptée à la crue). Les prélèvements permettront de mesurer
les paramètres environnementaux, la teneur en matière en suspension, les métaux traces
en phases dissoutes et particulaires. Ces données constituent une des toutes premières
évaluations de ces apports à l’échelle de l’Algérie.
2. L’étude de l’historique de la contamination des sédiments marins : des carottes
sédimentaires sont aussi prélevées dans des zones de sédimentation (embouchure d’oued)
pour reconstituer l’accumulation des métaux et l’historique de la contamination au cours
du dernier siècle. Quelques travaux ont déjà été faits sur cette question. Matmed (2002) a
montré que les sédiments profonds (440 et 960 m) sont exempts de toute contamination,
mais des carottes à plus faible profondeur en face de l’embouchure de l’oued El Harrach
montrent des contaminations en Cr, Zn et Cu (Boulahdid et al., 2013). Inal (2011) a aussi
retrouvé des contaminations assez significatives dans les sédiments de l’embouchure de
l’oued Mazafran. Enfin, deux carottes prélevées dans la baie ont été récemment analysées
grâce à un programme d’échange CNRS-DPRGF entre le CEREGE et l’ENSSMAL.
Malheureusement, elles ont révélé un niveau de surface très perturbé et ne peuvent donc
pas être utilisées pour une reconstitution correcte.
Des carottages sont aussi réalisés dans la Baie de Marseille pour reconstituer ce même
type de chroniques, et pouvoir si possible comparer les tendances historiques et récentes.
En parallèle, des prélèvements de sédiment superficiel sont réalisés pour définir la
dispersion en surface de la contamination récente, et ce sur une zone couvrant la totalité
de la zone d’étude. Cette contamination du sédiment superficiel reste en effet mal
documentée. Rouibah et al. (2005) ont trouvé des concentrations élevées en plomb
(jusqu’à 245 µg/g au port d’Alger et 50 µg/g à l’embouchure de l’oued El Harrach) et
d’autres teneurs fortes ont aussi été observées pour le cuivre (Boudjellal et al. 1992), le
mercure (Atroune and Boutaleb, 2012; Bachouche et al., 2017; Yoshida et al., 2007;
Yoshida et al., 2005), le cadmium (Alomary and Belhadj, 2007), et enfin Cu, Pb et Zn
(Ghiboub, 2015).
