ZONE D’ETUDE
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En Algérie, la majorité de la pollution est installée sur le littoral. La quasi-totalité des activités
socioéconomiques sont concentrée également sur la frange côtière. On trouve des grandes
agglomérations urbaines (Alger, Oran, Annaba,…etc.) et des pôles industriels (Arzew, Skikda,
Oran, Alger, Annaba,…etc.).
Selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), 80 % des pollutio ns
marines sont d'origine terrestre et anthropique (PNUE, 2010). Ce sont les eaux usées
domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles. Selon
l'Organisation internationale des Nations Unies ; la pollution marine est définie comme étant
"l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des entraves aux
activités maritimes (y compris la pêche), une altération de la qualité de l'eau de mer du point de
vue de son utilisation et une dégradation des valeurs d'agrément" (ONU, 2010). Bien que la
pollution marine englobe différents types de pression comme la pollution bactériologique, la
pollution thermique, les effets liés à des apports de macrodéchets, de matières sédimentaires ou
l’introduction d’espèces allochtones, nous n’aborderons, dans cet article, que la problématiq ue
de la pollution par les hydrocarbure et aussi le suivi des différents paramètres indicateurs de
pollution tel que la température, le salinité, la chlorophylle-a, la turbidité, le potentiel
d’hydrogène, l’oxygène dissous, et les sels nutritifs. On trouve ainsi en mer des métaux lourds
toxiques comme le mercure ou des « polluants organiques persistants ». Aux sources
industrielles s’ajoutent les effluents domestiques et urbains ainsi que les apports diffus dus aux
usages agricoles. Il existe aujourd’hui plus de 100 000 molécules chimiques et il est difficile de
savoir quelles en sont les conséquences sur les organismes vivants. Notre compréhens io n
générale de la façon dont la pollution et les différents contaminants influencent la biodivers ité
marine et l’intégrité des écosystèmes est limitée. Toutefois, de nombreuses études ont montré
que les contaminants entraînent chez les organismes marins des perturbations endocriniennes,
des modifications du comportement, des perturbations du métabolisme énergétique et des
réponses génétiques (Durou, C., Mouneyrac, C., & Amiard-Triquet, C, 2008). La pollution peut
avoir des répercussions à toutes les échelles trophiques, des producteurs primaires aux
consommateurs supérieurs et, par conséquent, affecter le fonctionnement des écosystèmes. Les
contaminants chimiques peuvent avoir des effets en cascade sur la croissance et la reproduction
des organismes, entraînant des changements dans l’organisation biologique supérieure, chez les
populations et les communautés (Durou, C., Mouneyrac, C., & Amiard-Triquet, C, 2008).
Au-delà des substances surveillées traditionnellement (métaux, organochlorés, pesticides,
hydrocarbures), une préoccupation majeure concerne les effets éventuels de nombreuses autres
substances chimiques telles que les produits à usages domestiques, les produits cosmétiques et
pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, stéroïdes). Ces substances sont qualifiées de
contaminants émergents et se retrouvent en grande partie dans le milieu marin, car les stations
d'épuration, bien qu'elles se soient énormément améliorées sur le plan technique, n'ont pas été
conçues pour éliminer ces molécules. Ce qui est établi, c’est que certains composés peuvent
avoir un impact avéré sur les organismes aquatiques même à des doses très faibles. Certains
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En Algérie, la majorité de la pollution est installée sur le littoral. La quasi-totalité des activités
socioéconomiques sont concentrée également sur la frange côtière. On trouve des grandes
agglomérations urbaines (Alger, Oran, Annaba,…etc.) et des pôles industriels (Arzew, Skikda,
Oran, Alger, Annaba,…etc.).
Selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), 80 % des pollutio ns
marines sont d'origine terrestre et anthropique (PNUE, 2010). Ce sont les eaux usées
domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles. Selon
l'Organisation internationale des Nations Unies ; la pollution marine est définie comme étant
"l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des entraves aux
activités maritimes (y compris la pêche), une altération de la qualité de l'eau de mer du point de
vue de son utilisation et une dégradation des valeurs d'agrément" (ONU, 2010). Bien que la
pollution marine englobe différents types de pression comme la pollution bactériologique, la
pollution thermique, les effets liés à des apports de macrodéchets, de matières sédimentaires ou
l’introduction d’espèces allochtones, nous n’aborderons, dans cet article, que la problématiq ue
de la pollution par les hydrocarbure et aussi le suivi des différents paramètres indicateurs de
pollution tel que la température, le salinité, la chlorophylle-a, la turbidité, le potentiel
d’hydrogène, l’oxygène dissous, et les sels nutritifs. On trouve ainsi en mer des métaux lourds
toxiques comme le mercure ou des « polluants organiques persistants ». Aux sources
industrielles s’ajoutent les effluents domestiques et urbains ainsi que les apports diffus dus aux
usages agricoles. Il existe aujourd’hui plus de 100 000 molécules chimiques et il est difficile de
savoir quelles en sont les conséquences sur les organismes vivants. Notre compréhens io n
générale de la façon dont la pollution et les différents contaminants influencent la biodivers ité
marine et l’intégrité des écosystèmes est limitée. Toutefois, de nombreuses études ont montré
que les contaminants entraînent chez les organismes marins des perturbations endocriniennes,
des modifications du comportement, des perturbations du métabolisme énergétique et des
réponses génétiques (Durou, C., Mouneyrac, C., & Amiard-Triquet, C, 2008). La pollution peut
avoir des répercussions à toutes les échelles trophiques, des producteurs primaires aux
consommateurs supérieurs et, par conséquent, affecter le fonctionnement des écosystèmes. Les
contaminants chimiques peuvent avoir des effets en cascade sur la croissance et la reproduction
des organismes, entraînant des changements dans l’organisation biologique supérieure, chez les
populations et les communautés (Durou, C., Mouneyrac, C., & Amiard-Triquet, C, 2008).
Au-delà des substances surveillées traditionnellement (métaux, organochlorés, pesticides,
hydrocarbures), une préoccupation majeure concerne les effets éventuels de nombreuses autres
substances chimiques telles que les produits à usages domestiques, les produits cosmétiques et
pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, stéroïdes). Ces substances sont qualifiées de
contaminants émergents et se retrouvent en grande partie dans le milieu marin, car les stations
d'épuration, bien qu'elles se soient énormément améliorées sur le plan technique, n'ont pas été
conçues pour éliminer ces molécules. Ce qui est établi, c’est que certains composés peuvent
avoir un impact avéré sur les organismes aquatiques même à des doses très faibles. Certains
