ZONE D’ETUDE
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Chapitre I : Zone d’étude
I.1 Introduction
La zone côtière est un espace exigu, caractérisé par un linéaire considérable et par une pression
humaine importante. Elle est le siège de multiples enjeux environnementaux, économiques et
humains. Depuis quelques années, le littoral se « maritimise » de par une concentratio n
croissante des usages en mer côtière (Gourmelon et Robin, 2005).
Les zones côtières sont le lieu d'activités nécessitant des eaux de bonne qualité physico -
chimique : usages récréatifs, aquaculture et pêche. Ces zones sont sous l'influence directe des
eaux d'oueds et des eaux usées, par où transitent les apports des bassins versants, rejets urbains
et industriels. Ces rejets entraînent, lorsque le renouvellement des masses d'eau est faible par
rapport aux quantités rejetées, des dégradations notables de la qualité des eaux et des
écosystèmes marins.
I.2 Présentation de la mer Méditerranée
I.2.1 Géomorphologie de la Méditerranée
La mer Méditerranée est une mer quasi fermée, d'une superficie de 2,5 millions de km², qui
s'étend sur un littoral de 46 000 km. Elle est divisée en deux bassins principaux, séparés par le
détroit de Sicile : le bassin occidental, qui s'étend du détroit de Gibraltar à l'Italie, et le bassin
oriental, qui s'étend de l'Italie à l'Asie (Boudouresque, 1999). La mer Méditerranée est
également une région soumise à une anthropisation croissante. La population littorale est passée
de 96 millions d'habitants en 1970 à 143 millions en 2000, et devrait atteindre 174 millions en
2025 (http://www.planbleu.org). Cette croissance démographique a un impact sur l'hydrolo gie
et la biologie de la mer Méditerranée, notamment par l'introduction de nouvelles espèces
marines (Bachouche S, 2017).
C'est une mer dont le temps de renouvellement des eaux est long. Il a été évalué à
90 ans. On estime à 250 ans le temps nécessaire au brassage vertical de la totalité de ses eaux ;
l’évaporation étant plus intense que les précipitations et les apports fluviaux, il y a un défic it
constant et si « elle était fermée, la Méditerranée verrait son niveau baisser de 1 m par an »
(Guilcher, 1965 ; Caulet, 1972). Mais les apports en provenance de la Mer Noire via les
Dardanelles et surtout de l’océan Atlantique par le Détroit de Gibraltar, rétablissent l’équilibre
et confèrent à toute l’hydrologie méditerranéenne ses caractères les plus distinctifs (Caulet,
1972). Le bassin algéro-provençal représente l’ensemble le plus vaste de la Méditerranée
occidentale et s’étend sur 240 000 km² (Fernandez, 2014; Mouache, 2019). La Mer
Méditerranée a une profondeur moyenne de 1500 m et le point enregistré le plus profond est de
5121 mètres en mer Ionienne au creux de la fosse de Matapan (au large du Péloponnèse). La
mer Méditerranée (Fig.1) se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts
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Simulation de la qualité de l’eau de la zone côtière oranaise par modélisation numérique et combinaison de données multi-sources satellitales - 26/445

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