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RESULTATS ET DISCUTIONS
Les températures élevées calculées pendant une partie de l'année pour la zone côtière d’Oran,
peuvent avoir un impact sur la santé et le confort des personnes. Alors que le réchauffe me nt
climatique est un phénomène universel, la verdure urbaine devrait être augmentée pour atténuer
la contribution des métropoles à la température en termes d'effet d'îlots de chaleur urbains. Les
arbres éliminent également d'importantes quantités de polluants atmosphériques et pourraient
donc améliorer la qualité de vie à Oran. Les résultats de de cette étude peuvent être utilisées
pour informer et guider les urbanistes et les dirigeants à d'apprécier l'importance des espaces
verts urbains. L'étude peut être instructive pour les parties prenantes d'Oran sur l'influence de
l'utilisation et de l'occupation des sols sur la surface des terres urbaines.
Aujourd’hui, à ce problème de température relativement progressif, s’ajoute leurs effets sur le
réchauffement climatique. Les scientifiques s’accordent pour prévoir une augmentation du
niveau de la mer (sans s’accorder sur la hauteur prévisible), une multiplication des évènements
météo marins extrêmes et un accroissement de la magnitude des marées hautes au cours de ces
évènements. Dans ces conditions, la montée du niveau de la mer conjuguée avec des
phénomènes météo marin ou pluviométriques extrêmes accentuera l’ensemble des effets :
augmentation des érosions, inondations et intrusions salines, remise en cause d’ouvrages de
défense qu’il s’agisse des digues, des polders ou des ports.
Nous assistons déjà à ces manifestations naturelles qui menacent les hommes et les biens.
L’activité humaine tellurique ou marine, n’étant pas planifiée globalement pour répondre à un
objectif de protection de la mer, fait peser des menaces sur la biodiversité et les écosystèmes
marins et par conséquence sur la santé et la vie humaine. Nous avons affaire à des catastrophes
ou exceptionnelles comme les marées noires ou quotidiennes lorsqu’elles résultent du rejet dans
les rivières puis dans la mer, ou des accidents des navires pétrolieres directement en mer de
toutes les pollutions d’origine terrestre : nitrates issus de l’agriculture, PCB dus aux industr ies,
métaux lourds accumulés dans la boue des ports, eaux usées non traitées des villes et autres
urbanisations touristiques littorales.
De plus, par manque de connaissance globale des écosystèmes marins dont l’étude n’est pas la
priorité de la commande publique, nous assistons à la disparition de certains d’entre eux au gré
d’installations anarchiques d’activités sur le littoral ou au large des côtes. Ainsi, la constructio n
de ports de plaisance sur des massifs dunaires remarquables, la multiplication des autorisatio ns
d’extraction de granulats ou de clapage des boues en mer échappent à l’approche globale de
gestion intégrée du littoral pour favoriser la rentabilité à court terme des entreprises plutôt que
la sauvegarde a priori d’un environnement sain.
Dans ces conditions, si on n’interdit pas les activités humaines polluantes de proximité, peuton garantir que ces pollutions s’arrêteront à l’extérieur du périmètre des « aires marines
protégées » ou des parcs marins créés entre autres, pour protéger la biodiversité marine.
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Simulation de la qualité de l’eau de la zone côtière oranaise par modélisation numérique et combinaison de données multi-sources satellitales - 201/445

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