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RESULTATS ET DISCUTIONS
Toutes ces perturbations induites à l’augmentation des rejets des eaux usées urbaines, agricoles
et industriels qui se diverse directement en mer sans aucun traitement au préalable perturbant
la qualité des eaux côtières.
Les résultats obtenus par la classification des images Landsat5 et 8 nous apparaissent très
satisfaisants (valeurs élevées obtenues pour les précisions de classification ; kappa= 0.92 pour
l’année 2000 et égale à 0.90 pour l’année 2023). Ces résultats confirment que la zone côtière
d’Oran a connu des changements notables en termes d’occupation du sol sur cette période de
23 ans (entre 2000 et 2023). Ces changements concernent un étalement urbain important de
96,8823 km en 2000 en 133,4565 km en 2023, une extension des couvertes végétales de
109,9656 km en 2000 en 243,6354 km en 2023. La zone aride a subi des changement en partant
d’une surface initiale de 613,3725 km en 2000 qui s’est réduit jusqu'à 441,9414 km en 2023.
Ces cartes d’occupation du sol constituent une base pour mener des travaux qui visent à la
gestion de l’eau et des terres à l’échelle de la baie d’Oran et d’Arzew. Les résultats obtenus
permettront par la suite d’évaluer les composants du bilan hydrologique dans le système côtier.
Ils seront aussi utilisés dans l’évaluation des besoins en eau potable et en eau pour l’agriculture.
Notre programme de recherche est d’étudier d’éventuelles corrélations entre l’évolution de
l’occupation du sol (pression anthropique) sur l’écosystème marin en particulier sur les eaux
côtières.
Ces résultats viennent de justifier nos résultats d’analyses physiques chimiques et biologiq ues
des eaux côtières, par l’extension des zones urbaines, agricoles et des zones industriels, ces
sources importantes des eaux eaux usées qui altère la qualité des eaux côtières de notre zone
d’étude.
On sait que pour lutter efficacement contre les risques il faut d’abord comprendre, pour pouvoir
ensuite anticiper. C’est pourquoi l’approche intégrée est une bonne méthode pour lutter contre
les risques urbains, à condition, pour être efficace d’inverser les tendances actuelles, c'est-àdire partir des dynamiques sociales et d’établir parallèlement une état des lieux de la
biodiversité marine et terrestre littorale, répertorier les phénomènes naturels et étudier les
activités économiques liées à la mer nécessaires au développement.
IV.2.1.1.1. Identification des sources de la pollution par les eaux usées urbaines
La zone côtière d’Oran possède différents oueds et rejets déversant dans les eaux côtières
oranaise sans aucun traitement préalable, comme le oued Cheliff ; oued Mahgoun ; rejets des
eaux usées urbaines de la ville d'Arzew, rejets de Bethioua et de Mostaganem, rejet de l'industr ie
du chlore. On dénombre onze émissaires urbains (Fig.IV.39). Huit se déversent dans le port
même, mais sont de faible importance. Les trois principaux débouchent à l'extérieur du port. Il
s'agit, à l'ouest, de l'émissaire de Fort Lamoune (E3) et, à l'est, de l'émissaire de la Cheminée
du Petit Lac (E2) et du collecteur de ceinture du centre-ville et d'Oran-est (E1). À lui seul (E1),
en effet, il évacuerait 80 % environ des rejets oranais (selon une communication orale des
services d'assainissement de la Direction d'hydraulique d'Oran). Ainsi le principal émissaire
d'eaux usées de la ville d'Oran appelée "Cueva del Agua", se trouve à proximité de la passe du
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Simulation de la qualité de l’eau de la zone côtière oranaise par modélisation numérique et combinaison de données multi-sources satellitales - 198/445

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