CHAPITRE IV : MATERIELS ET METHODES
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3.4. Menaces anthropiques sur les sites archéologiques :
Tipaza, site antique d'une grande richesse archéologique, est restée figée dans le temps pendant des siècles
après la fin de l'époque romaine. Contrairement à d'autres anciennes cités, elle n'a pas connu de développement
urbain significatif durant les périodes médiévale et ottomane. Ce n'est qu'avec l'arrivée des Français au XIXe siècle,
dans le cadre de la colonisation de l'Algérie, que Tipaza a entamé une véritable phase d'expansion urbaine. Cette
période marque le début d'une transformation profonde du paysage urbain de la ville, rompant avec des siècles de
stagnation et d'abandon relatif (CNERU, 2010).
3.4.1. Phase 01 : Création du grand village colonial
Figure 48: Délimitation du village colonial français 1894
(Source : Centre culturel Tipaza)
D'après ce plan, on constate que le village colonial français a été construit au cœur même du site
archéologique antique de Tipaza. Les nouvelles constructions coloniales en orange viennent se superposer aux
ruines romaines préexistantes, créant une scission entre les deux principales zones archéologiques.
Le village colonial et ses structures associées occupent désormais une partie centrale de l'ancienne ville
romaine, séparant physiquement le secteur nord comprenant le théâtre, les thermes et l'amphithéâtre, du secteur
sud englobant notamment les basiliques chrétiennes et les nécropoles.
Par décret du 12 août 1854, une concession agricole de 2672 hectares a été accordée à l'entrepreneur
parisien Demonchy, avec l'engagement de l'État de niveler les rues, achever la route Tipasa-Marengo, et construire
une église et une école. Le noyau urbain initial, symétrique et régulier, couvrait 9,8 hectares en 5 îlots, où 48
maisons devaient être construites.
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Archéologie côtière en Algérie Menaces et valorisation des ruines de Tipaza - 77/202

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