INTRODUCTION GENERALE
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INTRODUCTION GENERALE
« L’archéologie est une discipline scientifique qui a pour objectif d’étudier et de reconstituer l’histoire de
l’humanité depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine. Elle repose sur la collecte et l’analyse de traces
matérielles laissées par les anciennes civilisations. » (Benmessaoud et Khiari, 2019).
Grace à l’archéologie on peut comprendre comment se sont passées les civilisations du passé et comment
se sont substitué à travers le temps grâce à l’étude des vestiges matériels qui permet de comprendre la vie des
hommes qui nous ont précédés. Ce patrimoine archéologique qui est une marque de l’histoire précédente est devenu
de plus en plus en péril surtout avec les nouveaux aménagements qui ne respectent pas ces bijoux parcimonieux.
Il est donc nécessaire que les procédures de conservation intègrent les préoccupations de sauvegarde archéologique
dans les politiques d'aménagement urbain et rural(Boughilas et Belfoul, 2017).
L’Algérie a vu la succession de plusieurs civilisations qui ont marqués son territoire. Ces dernières ont
laissé des empreintes permanentes. Certaines de ces réalisations ont pu défier le temps et parvenir aux sociétés
contemporaines sous forme de vestiges archéologiques d’une importance considérable. Dans ce contexte, l’Algérie
recèle une variété inestimable en matière de patrimoine archéologique, architectural et urbanistique. Elle possède
beaucoup de sites et monuments historiques importants. Ces lieux racontent l'histoire riche du pays et de ses
différentes civilisations. Certains de ces sites, comme Djemila, Timgad et Tipaza, sont tellement spéciaux qu'ils
ont été reconnus comme "patrimoine mondial" par l'UNESCO en 1982. Aujourd'hui, c'est notre responsabilité de
protéger et préserver ces trésors historiques.
La région de Tipaza représente une portion du territoire algérien qui a été convoitée par de nombreuses
civilisations et qui est très riche en vestiges archéologiques, surtout antiques. Ces derniers sont une merveille
classée au patrimoine mondiale de l’humanité. Cependant, ce patrimoine fait face à diverses menaces naturelles et
anthropiques. Le recul du trait de côte dû à l'érosion marine met en péril certaines parties des ruines côtières. De
plus, la pression humaine croissante, notamment liée à l'urbanisation effrénée que connait la ville depuis quelques
années.
Pour préserver cette richesse culturelle, un plan de gestion et de veille doit être lancé pour protéger ces sites
archéologiques et sensibiliser la communauté à son importance en tant que mécanisme pour préserver l’identité et
la mémoire de la ville de la disparition.
Plusieurs études ont été menées à travers le monde sur les menaces pesant sur les sites archéologiques
côtiers. Notamment ; une étude de l'Université de Varsovie (2020) a évalué les dégâts environnementaux, tels
que les glissements de terrain et l'érosion, affectant les ruines incas de Choquequirao au Pérou (Więcławska, et
al., 2020). Un projet de l'UNESCO (2021) avec des universités boliviennes a cartographié les menaces
anthropiques et naturelles sur la cité précolombienne de Tiwanaku en Bolivie. Etablissement d’une base de
référence pour l’étude du patrimoine culturel maritime dans la bande de Gaza, des nouvelles recherches sur les
paysages patrimoniaux de Gaza : le projet d’archéologie (GAZAMAP 2022) (Andreou et al., 2022). Enfin, une
étude sur l'impact de l'érosion côtière sur l'archéologie de la côte cyrénaïque de l'Est de la Libye (2023) faites par
5 chercheurs qui vise à identifier les caractéristiques et les structures archéologiques qui seront probablement
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Archéologie côtière en Algérie Menaces et valorisation des ruines de Tipaza - 16/202

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