CHAPITRE V : RESULTATS ET DISCUSSIONS
101
5.1.5. Période totale allant de 1959 à 2023
L'analyse diachronique (1959-2023) révèle une dynamique érosive complexe le long du littoral de Tipaza.
Bien que les moyennes (NSM et EPR) suggèrent une stabilité relative, elles masquent une réalité plus nuancée :
une érosion chronique, spatialement hétérogène, avec des « points chauds » d'érosion intense.
Cette hétérogénéité spatiale est cruciale, elle indique que certains secteurs du site archéologique subissent une
érosion nettement plus sévère que d'autres, ce qui illustre une vulnérabilité extrême. Dans de tels endroits, l'érosion
n'est pas seulement un processus graduel, elle peut être catastrophique, surtout lors d'événements météo marins
extrêmes.
1. Analyse du NSM (1959-2023) :
o La moyenne du NSM est de -13,07 m, indiquant un recul accéléré selon la classification (entre -
15 et -10 m). Ccependant, cette moyenne masque des variations locales importantes.
o Le recul maximal observé est de -41,22 m (transect 443), ce qui correspond à un recul très accéléré
(> -15 m).
o 100% des transects montrent un recul, sans aucune avancée du trait de côte, soulignant une érosion
généralisée.
Sur 64 ans, le littoral de Tipaza a subi un recul moyen modéré, mais certaines zones ont connu un recul très
accéléré. Cette variabilité spatiale suggère que des facteurs locaux (géomorphologie, exposition aux vagues,
interventions humaines) influencent l'intensité de l'érosion.
2. Analyse de l'EPR (1959-2023) :
o Le taux moyen d'érosion (EPR) est de -0,2 m/an (±0,02 m/an), classé comme stable selon la grille
(< -0,2 m/an).
o Cependant, le taux maximal d'érosion est de -0,7 m/an (transect 443), correspondant à une érosion
modérée (-1 à -0,2 m/an).
o 100% des transects sont en mode d’érosion et statistiquement significatifs, indiquant une tendance
générale à l'érosion.
Bien que le taux moyen d'érosion soit classé comme stable, la significativité statistique de l'érosion sur tous
les transects révèle une érosion chronique et persistante. Le taux maximal (-0,7 m/an) souligne que certaines zones
subissent une érosion importante, possiblement due à des événements extrêmes ou à l'exacerbation de processus
naturels.
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5.1.5. Période totale allant de 1959 à 2023
L'analyse diachronique (1959-2023) révèle une dynamique érosive complexe le long du littoral de Tipaza.
Bien que les moyennes (NSM et EPR) suggèrent une stabilité relative, elles masquent une réalité plus nuancée :
une érosion chronique, spatialement hétérogène, avec des « points chauds » d'érosion intense.
Cette hétérogénéité spatiale est cruciale, elle indique que certains secteurs du site archéologique subissent une
érosion nettement plus sévère que d'autres, ce qui illustre une vulnérabilité extrême. Dans de tels endroits, l'érosion
n'est pas seulement un processus graduel, elle peut être catastrophique, surtout lors d'événements météo marins
extrêmes.
1. Analyse du NSM (1959-2023) :
o La moyenne du NSM est de -13,07 m, indiquant un recul accéléré selon la classification (entre -
15 et -10 m). Ccependant, cette moyenne masque des variations locales importantes.
o Le recul maximal observé est de -41,22 m (transect 443), ce qui correspond à un recul très accéléré
(> -15 m).
o 100% des transects montrent un recul, sans aucune avancée du trait de côte, soulignant une érosion
généralisée.
Sur 64 ans, le littoral de Tipaza a subi un recul moyen modéré, mais certaines zones ont connu un recul très
accéléré. Cette variabilité spatiale suggère que des facteurs locaux (géomorphologie, exposition aux vagues,
interventions humaines) influencent l'intensité de l'érosion.
2. Analyse de l'EPR (1959-2023) :
o Le taux moyen d'érosion (EPR) est de -0,2 m/an (±0,02 m/an), classé comme stable selon la grille
(< -0,2 m/an).
o Cependant, le taux maximal d'érosion est de -0,7 m/an (transect 443), correspondant à une érosion
modérée (-1 à -0,2 m/an).
o 100% des transects sont en mode d’érosion et statistiquement significatifs, indiquant une tendance
générale à l'érosion.
Bien que le taux moyen d'érosion soit classé comme stable, la significativité statistique de l'érosion sur tous
les transects révèle une érosion chronique et persistante. Le taux maximal (-0,7 m/an) souligne que certaines zones
subissent une érosion importante, possiblement due à des événements extrêmes ou à l'exacerbation de processus
naturels.
