Chapitre III
Risques côtiers et aléas
107
Pour une période cinquantennale, suivant la tendance d'augmentation, une perte de 301 ha est
estimée, le déssalinisateur de la station de dessalement de Fouka sera touché, les terres agricoles
étant les plus vulnérables, ainsi que les zones urbaines, avec une surface de 25,74 ha d'urbain à
risque et 178,1 ha, représentant ainsi 76,7% des pertes pour cette période
• Période centennale
Pour une période centennale, les houles d'occurrence centennales sont les plus dangereuses,
avec un risque d'engendrer le taux le plus élevé de pertes, estimé à plus de 332,31 ha entre les
différentes zones étudiées. Cela inclut une perte de 19,782 ha d'arbres, 29,29 ha d'urbain et
194,22 ha de terres agricoles, soit 58,45% des terres perdues. Il est à noter que les terres
agricoles sont l'élément le plus vulnérable à la submersion marine dans cette région.
A noter que la submersion favorise la pénétration de l'eau salée dans les terres, entraînant
une intrusion saline qui peut contaminer les eaux souterraines et appauvrir les sols. Les terres
littorales, souvent riches en zones humides et en écosystèmes fragiles, subissent alors de plein
fouet les conséquences de ces deux phénomènes, avec des impacts écologiques et économiques
majeurs. Pour préserver ces espaces, il est crucial de mieux comprendre les interactions entre
intrusion saline, submersion et terres côtières, afin de mettre en place des stratégies de gestion
adaptées, alliant protection des milieux naturels, gestion durable des ressources en eau et
aménagement du territoire résilient face au changement climatique.
Dans ce cas, il est essentiel de sensibiliser les autorités locales à ce géorisque qui ne
cesse de se propager au fil du temps, et une stratégie de gestion de ces terres semble
indispensable. Il est important de rappeler que la submersion est un résultat, entre autres, du
changement climatique et que l'Algérie a ratifié plusieurs conventions internationales sur le
changement climatique et la protection de l'environnement, dont :
• La Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ratifiée par
l'Algérie en 1993.
• Le Protocole de Kyoto, auquel l'Algérie a adhéré en 2004.
• L'Accord de Paris, auquel l'Algérie a adhéré en 2016
• L'Agenda 21, en 1992 lors du sommet de la terre à Rio.
Ceci témoigne de l’engagement de l’Algérie à contribuer aux efforts internationaux pour
lutter contre le changement climatique et à mettre en œuvre des mesures visant à atténuer ses
effets et à promouvoir la durabilité environnementale.
Précédent

Gestion et valorisation des zones littorales à intérêt stratégique cas de la wilaya de Tipaza - 124/165

Suivant