Etude de Séismicité
CHAPITRE II
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II.5. Distribution de la sismicité dans le Nord de l’Algérie :
Le Nord de l’Algérie est connu comme étant une région d’une activité sismique modérée dans le
bassin méditerranéen occidental. Les séismes les plus violents, voire les plus meurtriers, sont ceux
qui se sont produits dans la région littorale, particulièrement dans la région d’Alger en 1716 et en
1755, à Oran en 1790, à Blida en 1825, à Djidjelli en 1856 et à Gouraya en 1891. Au cours de la
première moitié du XXe siècle, qui correspond à la fin de la période historique, l’Algérie a été
touchée par deux autres séismes importants : celui de Sour-ElGhozlane (24 juin 1910, Ms =6, 4)
et celui d’Orléans ville (9 septembre 1954, Ms =6, 7) presente ay figure suivant
Figure II. 3 : Carte de la sismicité historique (bases de données du CRAAG et USGS, de1365 à
1972). L’intensité est indiquée à l’échelle MSK (Domzig, A. 2006)
II.5.1. Les zones de sismicité :
Quatre zones majeures de sismicité sont ainsi mises en évidence :
(a) Le domaine maritime. Il est important de souligner que, parmi les plus importants séismes qui
ont frappé le Nord de l’Algérie, plusieurs se sont produits en mer. À cet égard, les séismes d’Alger
de 1716, d’Oran de 1790, de Jijel de 1856 et de Boumerdes de 2003 sont les plus représentatifs.
(b) Le Tell. Dans cette région se manifeste la plus grande partie de l’activité sismique de Nord de
l’Algérie. Avec le domaine maritime, elle constitue la région la plus exposée aux séismes violents
et dévastateurs, puisque la majeure partie de la population algérienne y réside.
(c) Les Hauts Plateaux. Actuellement, cette région se caractérise par une quasi absence de
sismicité. Les Hauts Plateaux semblent donc se comporter comme un bloc rigide, se déformant
simplement au niveau de ses bordures.
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