Chapitre 1
généralité
19
I.3.1 Le fonctionnement hydrologique d’un bassin versant :
Le fonctionnement de tout bassin versant obéit à quelques grands principes physiques, dont
la prise en compte explicite permet de faciliter grandement son analyse et sa compréhension.
Comme pour tout système - ensemble d'éléments en interaction - ce fonctionnement se
manifeste par l'évolution au cours du temps et dans l'espace de certaines grandeurs décrivant
les propriétés du milieu (Ambroise, 1999). Le fonctionnement hydrologique d'un bassin versant
se manifeste par 3 grands types de processus :
Processus de stockage/déstockage dans le bassin, puisque l‘eau (sous ses 3 phases
vapeur, liquide, solide) peut y être plus ou moins retenue dans différents réservoirs :
couche limite de surface atmosphérique, manteau neigeux, couvert végétal (sur et dans
les plantes), surface du sol, sol non saturé, nappes, réseau hydrographique.
processus de transfert aux limites du bassin, puisque des flux d'eau (sous chacune
des 3 phases) peuvent être échangés entre le bassin et son environnement: verticalement,
à travers la couche limite atmosphérique (précipitations, évapotranspiration);
latéralement, par advection de vapeur d'eau dans la couche limite de surface, ou par des
écoulements souterrains entre bassins voisins lorsque les limites hydrogéologiques ne
coïncident pas avec les limites hydrographiques; par définition même du bassin versant
les échanges latéraux en surface se limitent aux écoulements (essentiellement liquides)
à l'exutoire.
Processus de transformation interne, puisque l’eau présente dans le bassin peut y
subir des changements de phase : condensation liquide ou solide de la vapeur d'eau,
vaporisation ou congélation de l'eau liquide, liquéfaction ou sublimation de l'eau solide
et même, mais en quantité le plus souvent négligeable, y être impliquée dans des
réactions biogéochimiques (photosynthèse-respiration, hydratation).
A ces processus naturels s'ajoutent les activités humaines, aux impacts hydrologiques
rapidement croissants : ainsi, la gestion des ressources en eau se traduit par des stockages,
exportations ou importations artificiels d'eau (Ambroise, 1999).
I.4 Hydrodynamique des zones côtières :
I.4.1 Zonation du domaine côtier :
Une zonation du domaine côtier et de la plage s ’effectue en fonction des processus
hydrodynamique liés aux transformations des vagues lors de leur propagation :
Zone du large "Offshore zone" désigne la zone qui s'étend du large jusqu'à
la zone de rupture où le premier déferlement a lieu.
Zone de déferlement "Surf zone" désigne la zone des brisants qui s'étend du
début de la zone de rupture jusqu'au haut de plage mouillée par la mer.
Zone de levée "Shoaling zone" désigne la zone de remontée des fonds qui
engendre une cambrure de plus en plus forte de la houle, jusqu'à ce qu'il y
ait rupture de la vague et déferlement.
généralité
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I.3.1 Le fonctionnement hydrologique d’un bassin versant :
Le fonctionnement de tout bassin versant obéit à quelques grands principes physiques, dont
la prise en compte explicite permet de faciliter grandement son analyse et sa compréhension.
Comme pour tout système - ensemble d'éléments en interaction - ce fonctionnement se
manifeste par l'évolution au cours du temps et dans l'espace de certaines grandeurs décrivant
les propriétés du milieu (Ambroise, 1999). Le fonctionnement hydrologique d'un bassin versant
se manifeste par 3 grands types de processus :
Processus de stockage/déstockage dans le bassin, puisque l‘eau (sous ses 3 phases
vapeur, liquide, solide) peut y être plus ou moins retenue dans différents réservoirs :
couche limite de surface atmosphérique, manteau neigeux, couvert végétal (sur et dans
les plantes), surface du sol, sol non saturé, nappes, réseau hydrographique.
processus de transfert aux limites du bassin, puisque des flux d'eau (sous chacune
des 3 phases) peuvent être échangés entre le bassin et son environnement: verticalement,
à travers la couche limite atmosphérique (précipitations, évapotranspiration);
latéralement, par advection de vapeur d'eau dans la couche limite de surface, ou par des
écoulements souterrains entre bassins voisins lorsque les limites hydrogéologiques ne
coïncident pas avec les limites hydrographiques; par définition même du bassin versant
les échanges latéraux en surface se limitent aux écoulements (essentiellement liquides)
à l'exutoire.
Processus de transformation interne, puisque l’eau présente dans le bassin peut y
subir des changements de phase : condensation liquide ou solide de la vapeur d'eau,
vaporisation ou congélation de l'eau liquide, liquéfaction ou sublimation de l'eau solide
et même, mais en quantité le plus souvent négligeable, y être impliquée dans des
réactions biogéochimiques (photosynthèse-respiration, hydratation).
A ces processus naturels s'ajoutent les activités humaines, aux impacts hydrologiques
rapidement croissants : ainsi, la gestion des ressources en eau se traduit par des stockages,
exportations ou importations artificiels d'eau (Ambroise, 1999).
I.4 Hydrodynamique des zones côtières :
I.4.1 Zonation du domaine côtier :
Une zonation du domaine côtier et de la plage s ’effectue en fonction des processus
hydrodynamique liés aux transformations des vagues lors de leur propagation :
Zone du large "Offshore zone" désigne la zone qui s'étend du large jusqu'à
la zone de rupture où le premier déferlement a lieu.
Zone de déferlement "Surf zone" désigne la zone des brisants qui s'étend du
début de la zone de rupture jusqu'au haut de plage mouillée par la mer.
Zone de levée "Shoaling zone" désigne la zone de remontée des fonds qui
engendre une cambrure de plus en plus forte de la houle, jusqu'à ce qu'il y
ait rupture de la vague et déferlement.
