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1 Introduction
Ce chapitre présente une étude théorique de la valorisation des sédiments de dragage dans la
fabrication de béton et dans les techniques routières. Nous y détaillons les approches théoriques, les
procédures envisagées et les essais nécessaires pour évaluer l’efficacité des sédiments comme
matériau de construction. Bien que les limitations de temps nous aient empêchés de mener des
expérimentations pratiques, nous avons basé notre analyse sur des études de cas existantes et des
données de la littérature. Nous discutons des processus potentiels de préparation et de mélange des
sédiments pour la production de béton, ainsi que des tests théoriques de résistance et de durabilité.
De même, nous explorons les applications des sédiments dans la construction routière en tant que
matériau de base et de sous-couche, en nous appuyant sur des modèles et des simulations. Cette
approche théorique ouvre des perspectives sur l'utilisation durable des sédiments de dragage et leur
intégration dans les pratiques du génie civil.
2 Valorisation des sédiments de dragage dans la fabrication du béton
2.1 Les constituants des bétons
La fabrication du béton à base de sédiments de dragage nécessite des ingrédients de base tels
que les gravillons, le sable, le sédiment, le ciment, l’eau et les adjuvants.
Un mètre cube de béton durci pèse environ 2450 kg. Il contient en poids 13/16 de sable et de
gravier, 2/16 de ciment et 1/16 d’eau. (HAMMOUCHE ; BOUBEKEUR, 2016)
❖ Le ciment : est le liant hydraulique garantissant un durcissement adapté à
l’application, par excellence. Il est composé principalement de calcaire et de
marne, qui sont brûlés et réduits avec d’autres adjuvants en une poudre fine. Ce
mélange a la propriété de durcir si on ajoute de l’eau et de rester ensuite solide.
(HAMMOUCHE ; BOUBEKEUR, 2016)
❖ L’eau de gâchage : indispensable au processus d’hydratation et à un bon
compactage du béton, doit remplir des exigences spécifiques. Fondamentalement,
l’eau météorique, l’eau souterraine et l’eau recyclée conviennent bien à cet usage.
Les ressources en eau potable naturelle sont, elles, épargnées. (HAMMOUCHE ;
BOUBEKEUR, 2016)
Les dosages de l'eau et du ciment sont deux facteurs importants. En effet, l'ouvrabilité et la
résistance sont grandement affectées par ces deux paramètres. Plus le rapport eau/ciment est
grand, plus l'ouvrabilité sera grande. En effet, plus il y a d'eau, plus le béton aura tendance à
remplir aisément les formes. Le rapport des masses E/C « moyen » est normalement fixé à
0,55. C'est ce rapport qui est le plus souvent utilisé, car le béton obtenu dispose d'une assez
bonne ouvrabilité, tout en ayant une bonne résistance.
Le phénomène de ressuage est dû à un rapport eau sur ciment trop élevé. Il se manifeste par
l'apparition d'une flaque au-dessus du béton frais. Au niveau des granulats, on observe la
présence d'eau à l'interface entre les granulats et la pâte de ciment. La résistance en est
réduite, car l'eau s'évapore et il y a des vides entre le granulat et la pâte. (HAMMOUCHE ;
BOUBEKEUR, 2016)
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