Chapitre I :
Présentation de la zone d’étude
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I.7.2. Les éboulements :
Les éboulements proviennent dans les régions escarpées où la pente d’équilibre est rompue et
où le matériau qui compose le versant est très disloqué et diaclasé ; les grés calcaires et les
calcaires, les schistes sont les plus disposés à s’ébouler (diaclase + forte pente). La morphologie
côtière faite de caps et de kefs l’illustre bien. On constate aussi des éboulis sur les versants ouest
du Dahra et près de la carrière de Sidi Marouane près de Ténès. Pour cette dernière ce sont des
éboulis liés aux déjections de matériaux provenant de celle-ci.
Des éboulis de pentes constitués de débris de calcaires liasiques cimentés forment une brèche
compacte aux abords de Cap Ténès (CNERU,2004).
I.7.3. Les glissements :
Les glissements affectent les zones argileuses propices à fluer en coulées ou en nappes pour les
pentes supérieures à 12%. La superficie craquelée en été est soumise ainsi à une fragmentation,
puis à une humidification où les précipitations remplissent les fentes de retrait et enfin lors des
pluies suivantes, on assiste à un décapement de la couche superficielle qui glisse le long du
versant. L’effet de ces glissements est surtout présent le long des versants qui bordent les
chaussées sur les berges des oueds et sur la face sud du Cap Ténès. Les glissements sont dus à
la nature hétérogène de terrains capables de fluer en nappe le long des versants. La présence de
l’argile le fragilise et le soumet aux intempéries. On assiste à un craquellement du terrain et à
l’apparition de fentes de retrait pendant la période sèche de l’été.
Les premières pluies s’engouffrent dans les vides puis les suivantes décapent la couche
superficielle qui se transforme en une masse homogène qui va fluer à la base du versant.
La nature géologique locale des basses terrasses, formées d’alluvions sablo- limoneuses,
souvent argileuses peuvent subir une érosion régressive par la base jusqu’à la désintégration
complète du pan de terrasse.
I.8.Facteurs anthropiques :
Les agglomérations de la wilaya se concentrent beaucoup plus le long de l’axe RN 4 traversant
la vallée du Cheliff, autour du chef-lieu de wilaya et le long de l’axe RN 19 reliant le chef-lieu
de wilaya à l’agglomération côtière et son port Ténès.
Ténès est la commune la plus peuplée, elle totalise 37,3 % de la population des communes
côtières.
En effet l’agglomération de Ténès est la plus importante sur la bande littorale, c’est un pôle
urbain structurant l’espace wilaya, elle est dotée en équipements structurants qui lui ont permis
de jouer ce rôle.
Les agglomérations de Beni Haoua, Oued Goussine et Sidi Abderrahmane sont implantées sur
des terres agricoles à très hautes potentialités, l’extension du tissu est complément bloquée. Qui
peut aggraver l'équilibre du littoral dans notre région d'étude.
Le recul du trait de côte est vraiment marqué par ces interventions humaines remarquables.
I.9.Les structures portuaires :
Les ports sont sites aménagés sur la côte pour l’exercice permanent de fonctions liées aux
activités maritimes. Des ouvrages de protection délimitent le port (digues, jetées, brise lame) et
le protègent contre les facteurs hydrodynamiques qui perturbent le fonctionnement
sédimentologique.
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Evaluation de la vulnérabilité du littorale de la wilaya de Chlef face aux géo risque côtier - 28/111

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