RESULTATS ET DISCUSSION
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Les wilayas côtières algériennes enregistrent en moyenne un nombre d'inondations par wilaya
significativement plus élevé que les wilayas intérieures, ce qui met en évidence leur plus grande
vulnérabilité aux risques climatiques. Cette différence s'explique par leur exposition directe à des
phénomènes tels que la montée du niveau de la mer, les tempêtes, et les précipitations intenses,
souvent exacerbées par une urbanisation rapide et une pression démographique accrue. Ces
résultats soulignent l'importance de concentrer les efforts de prévention et de sensibilisation dans
ces régions pour mieux gérer les risques d'inondation, tout en tenant compte des spécificités
géographiques et climatiques dans la planification des stratégies d'adaptation.
3.1.2 Incendies de forets
Selon des données issues de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), couvrant la
période de 2000 au 31 octobre 2023, l'Algérie a enregistré un total de 253 967 foyers d'incendie,
répartis de manière inégale entre les wilayas intérieures et côtières. Les wilayas côtières
représentent 53,4 % de ces incendies, tandis que les wilayas intérieures en comptent 46,6
%(figure 20). Les wilayas du pays les plus touchées par les incendies de forêts selon ces
statistiques sont celles d’Alger, Béjaia, Boumerdas et Annaba avec respectivement 39572,
18473, 15627 et 15072foyers d’incendies. Elles représentent 65,4 % de tous foyers d’incendies
qui se sont produites dans les wilayas côtières. Mila est la wilaya intérieure où il y a eu le plus de
foyers d’incendies, avec 9465foyers, elle représente 8% de tous les foyers d’incendies qui ont été
enregistrées dans les wilayas intérieures entre 2000 et 2023.
En termes de superficie forestière brûlée, le total national s'élève à 921 014,918 hectares. Les
wilayas intérieures représentent 61,6% de cette superficie, tandis que les wilayas côtières en
représentent 38,4% (figure 21). Parmi les wilayas les plus touchées, Aïn Defla se distingue en
tant que la wilaya ayant subi la plus grande perte de superficie forestière, représentant à elle
seule 52,4% de toute la superficie brûlée enregistrée dans les wilayas intérieures. Du côté des
wilayas côtières, Béjaïa, Tizi Ouzou, et El Tarf sont les plus affectées, avec respectivement 105
617 ha, 60 415,25 ha, et 44 706,1745 ha brûlés. Ces trois wilayas représentent ensemble 59,6%
de toute la superficie brûlée sur le littoral algérien entre 2000 et 2023.
L'analyse régionale révèle que les wilayas côtières, comme Béjaïa, Tizi Ouzou, et El Tarf, sont
particulièrement vulnérables en raison de la densité de leur couverture forestière et de la pression
anthropique accrue due à la forte densité de population et d'activités humaines. En revanche,
dans les wilayas intérieures, telles qu'Aïn Defla, Sidi Bel Abbes et Mila, la combinaison de
conditions climatiques arides et de pratiques agricoles intensives accroît le risque de propagation
des feux, exacerbant ainsi les pertes de superficie forestière.
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