RESULTATS ET DISCUSSION
33
RUSULTATS ET DISCUSSION
3.1 Analyse des impacts du changement climatique dans les zones côtières en Algérie
3.1.1 Inondations
Selon des données, issues de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), sur les
inondations en Algérie couvrant la période de 01/01/1912 au 01/06/2022, nous avons eu 874
inondations répartis d’une manière inéquitable entre les wilayas intérieures et les wilayas
côtières. On a 72,1% dans les wilayas intérieures et 27,9% dans les wilayas côtières (figure 18).
Les wilayas du pays les plus touchées par les inondations selon ces statistiques sont celles de
M’Sila et de Tébessa avec respectivement 54 et 43 évènements d’inondation. Elles représentent
toutes les deux 15,4 % de toutes inondations qui se sont produites dans les wilayas intérieures.
Alger est la wilaya côtière où il y a eu le plus d’inondations sur le littoral, avec 39 inondations,
elle représente 16% de toutes les inondations qui ont été enregistrées sur le littoral algérien entre
1912 et 2022.
L'analyse régionale révèle que les wilayas intérieures les plus touchées par les inondations sont
principalement situées sur les hauts plateaux et les steppes, telles que M'Sila, Tébessa, Batna,
Djelfa et Tiaret. Ces régions, caractérisées par un climat semi-aride, sont fréquemment exposées
à des épisodes de pluies torrentielles qui peuvent entraîner des inondations soudaines et
destructrices.
Dans le Sud et l'extrême Sud, les wilayas comme Tamanrasset, Adrar, et Béchar enregistrent
moins d'inondations, mais celles-ci sont souvent plus violentes en raison des conditions
climatiques extrêmes et de l'infrastructure limitée. Dans ces régions, les inondations peuvent
causer des ravages considérables, car les infrastructures sont souvent mal adaptées pour gérer de
tels événements, et l'isolement géographique complique l'organisation des secours, augmentant
ainsi les risques de pertes humaines et matérielles.
En termes de dégâts, les inondations à Alger, qui est fortement urbanisée avec une densité de
population élevée, causent probablement des dommages plus importants. La complexité de
l'entretien des réseaux d'évacuation, souvent anciens et inadaptés à l'expansion urbaine rapide,
aggrave la situation. Un exemple frappant est celui des inondations de Bab El Oued en novembre
2001, où des pluies torrentielles ont entraîné des inondations catastrophiques, causant la mort de
plus de 700 personnes et d'importants dégâts matériels. Cet événement tragique illustre l'impact
dévastateur des inondations dans des zones urbaines densément peuplées, où les infrastructures
sont souvent dépassées par de telles calamités. Les pertes économiques, les dégâts matériels, et
les impacts sociaux à Alger sont donc plus significatifs, comparativement aux wilayas moins
urbanisées. En plus, Il est important de noter qu'il n'existe pas de tendance géographique
marquée en ce qui concerne la répartition des inondations en Algérie. Toutes les régions du pays,
qu'elles soient côtières, situées sur les hauts plateaux, ou dans le Sud, sont concernées par ces
événements sans distinction. Cela souligne la nécessité d'une approche globale et diversifiée dans
la gestion et la prévention des risques d'inondation à l'échelle nationale, en tenant compte des
spécificités géographiques et climatiques de chaque région.
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RUSULTATS ET DISCUSSION
3.1 Analyse des impacts du changement climatique dans les zones côtières en Algérie
3.1.1 Inondations
Selon des données, issues de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), sur les
inondations en Algérie couvrant la période de 01/01/1912 au 01/06/2022, nous avons eu 874
inondations répartis d’une manière inéquitable entre les wilayas intérieures et les wilayas
côtières. On a 72,1% dans les wilayas intérieures et 27,9% dans les wilayas côtières (figure 18).
Les wilayas du pays les plus touchées par les inondations selon ces statistiques sont celles de
M’Sila et de Tébessa avec respectivement 54 et 43 évènements d’inondation. Elles représentent
toutes les deux 15,4 % de toutes inondations qui se sont produites dans les wilayas intérieures.
Alger est la wilaya côtière où il y a eu le plus d’inondations sur le littoral, avec 39 inondations,
elle représente 16% de toutes les inondations qui ont été enregistrées sur le littoral algérien entre
1912 et 2022.
L'analyse régionale révèle que les wilayas intérieures les plus touchées par les inondations sont
principalement situées sur les hauts plateaux et les steppes, telles que M'Sila, Tébessa, Batna,
Djelfa et Tiaret. Ces régions, caractérisées par un climat semi-aride, sont fréquemment exposées
à des épisodes de pluies torrentielles qui peuvent entraîner des inondations soudaines et
destructrices.
Dans le Sud et l'extrême Sud, les wilayas comme Tamanrasset, Adrar, et Béchar enregistrent
moins d'inondations, mais celles-ci sont souvent plus violentes en raison des conditions
climatiques extrêmes et de l'infrastructure limitée. Dans ces régions, les inondations peuvent
causer des ravages considérables, car les infrastructures sont souvent mal adaptées pour gérer de
tels événements, et l'isolement géographique complique l'organisation des secours, augmentant
ainsi les risques de pertes humaines et matérielles.
En termes de dégâts, les inondations à Alger, qui est fortement urbanisée avec une densité de
population élevée, causent probablement des dommages plus importants. La complexité de
l'entretien des réseaux d'évacuation, souvent anciens et inadaptés à l'expansion urbaine rapide,
aggrave la situation. Un exemple frappant est celui des inondations de Bab El Oued en novembre
2001, où des pluies torrentielles ont entraîné des inondations catastrophiques, causant la mort de
plus de 700 personnes et d'importants dégâts matériels. Cet événement tragique illustre l'impact
dévastateur des inondations dans des zones urbaines densément peuplées, où les infrastructures
sont souvent dépassées par de telles calamités. Les pertes économiques, les dégâts matériels, et
les impacts sociaux à Alger sont donc plus significatifs, comparativement aux wilayas moins
urbanisées. En plus, Il est important de noter qu'il n'existe pas de tendance géographique
marquée en ce qui concerne la répartition des inondations en Algérie. Toutes les régions du pays,
qu'elles soient côtières, situées sur les hauts plateaux, ou dans le Sud, sont concernées par ces
événements sans distinction. Cela souligne la nécessité d'une approche globale et diversifiée dans
la gestion et la prévention des risques d'inondation à l'échelle nationale, en tenant compte des
spécificités géographiques et climatiques de chaque région.
