ETAT DE L'ART
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tendance devrait probablement se poursuivre selon les projections climatiques futures
(Sonatrach, ME, MTEER, 2020). La loi N° 04-20 du 13 Dhou El Kaada 1425, adoptée le 25
décembre 2004 en Algérie, vise à prévenir les risques majeurs et à gérer les catastrophes dans le
contexte du développement durable. Cette initiative a été motivée par divers facteurs, notamment
les changements climatiques. En effet, cette législation reconnaît six principaux risques
climatiques, à savoir les vents violents, les fortes précipitations, la sécheresse, la désertification,
les vents de sable et les tempêtes de neige (Journal Officiel de la République Démocratique et
Populaire, 2004).
1.5.4.1 Vulnérabilité des zones côtières algériennes :
Les zones côtières sont lieux de toutes les pressions à savoir, démographiques, économiques et
écologiques, les conflits d’usages, pêche, aquaculture, industrie, transports maritimes, loisirs,
sont par ailleurs à la convergence de tous les impacts du changement global, élévation du niveau
de la mer, extraction de sable, changements climatique, etc. (Lakahal, 2019). La zone côtière de
l'Algérie est devenue plus vulnérable aux changements climatiques en raison du réchauffement
observé, principalement dans le nord du pays, et de la diminution significative des précipitations
depuis les années 70. Les événements tels que les inondations à Alger en 2001 et les vagues de
chaleur entre 2003 et 2006 témoignent des effets néfastes du changement climatique. En plus des
impacts sur la vie marine, les experts prévoient que l'élévation du niveau de la mer entraînera la
submersion des côtes basses et l'intrusion d'eau de mer dans les aquifères. Cette élévation
menace les plages, les dunes, les cordons sableux, les lagunes et les marais, des habitats uniques
et cruciaux pour de nombreuses espèces animales et végétales (SN GIZC, 2015).
1.5.4.2 Principaux impacts du changement climatique en Algérie, accent particulier sur
les zones côtières :
 Température et précipitations: Les recherches menées par Zeroual et Meddi en 2020 ont
confirmé les tendances climatiques en Algérie pour la période 1951-2005. Ces données
révèlent une augmentation de la température moyenne annuelle, avec une croissance de
+0,02°C/an dans l'ouest et +0,04°C/an dans l'est du pays, ainsi qu'une diminution des
précipitations moyennes annuelles dans le nord, s'élevant à environ -0,5 à -1,5 mm/an.
Les projections futures pour la période 2005-2100 prévoient une intensification de ces
tendances, avec une hausse attendue de la température et une diminution des
précipitations, en particulier dans le scénario RCP8.5. Par ailleurs, l'Algérie est
confrontée à une sécheresse persistante depuis les années 70, marquée par une baisse
significative des précipitations d'environ 10% au cours des deux dernières décennies
(Sonatrach, ME, MTEER, 2020).
 Événements extrêmes: Ces dernières années, l'Algérie a été confrontée à une série
d'incidents climatiques extrêmes, notamment des inondations récurrentes touchant
certaines régions à dix reprises depuis 1971, comme celle de Bab el Oued à Alger en
2001 (Sonatrach, ME, MTEER, 2020). Parallèlement, on observe une modification des
précipitations et un déplacement des saisons. Au cours des trois dernières décennies, les
pluies les plus abondantes ne se limitent plus à l'hiver, avec des précipitations
significatives en octobre, novembre et décembre par rapport à celles de l'hiver. Cette
tendance est remarquée à Alger, Oran et Constantine (APS, 2021). De plus, l'été 2021 a
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Perception des changements climatiques dans les zones côtières en Algérie - 33/119

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