Chapitre V
Modélisation numérique
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V.5.2.4. Interprétation des Résultats :
Les simulations illustrent la propagation des houles et la circulation des courants côtiers induits
pour différentes périodes de retour dans l'ouest de la baie de Zemmouri et l’est de la baie
d’Alger.
A l’ouest de la baie de zemmouri, pour une période de retour de 10 ans, les hauteurs
significatives des vagues atteignent un maximum de 2,5 mètres près de la côte ouest. Ces houles
génèrent des courants côtiers avec des vitesses maximales d'environ 0,6 m/s dans cette même
zone.
Lorsque l'on considère une période de retour de 30 ans, les conditions de vagues deviennent
plus sévères, avec des hauteurs significatives maximales de 3,5 mètres le long de la côte ouest.
En conséquence, les vitesses des courants côtiers augmentent également, atteignant jusqu'à 0,9
m/s au plus fort.
Pour un événement extrême avec une période de retour de 100 ans, les simulations montrent
des hauteurs significatives de vagues maximales dépassant les 4,5 mètres à certains endroits
près du rivage ouest. Ces conditions intenses induisent des courants côtiers très rapides, avec
des vitesses maximales pouvant atteindre 1,2 m/s dans les zones les plus exposées à l'ouest de
la baie.
On observe ainsi une augmentation significative de l'intensité des phénomènes avec la période
de retour considérée. Entre les scénarios de 10 ans et 100 ans, les hauteurs de vagues maximales
près des côtes passent de 2,5 mètres à 4,5 mètres, tandis que les vitesses maximales des courants
côtiers doublent, passant de 0,6 m/s à 1,2 m/s dans la partie ouest de la baie.
Cette concentration des plus fortes houles et des courants côtiers les plus rapides dans la partie
ouest est liée à l'orientation ouest de la propagation des vagues incidentes dans cette zone.
Ces chiffres mettent en évidence l'importance de prendre en compte les conditions extrêmes de
vagues et de courants côtiers, en particulier pour la période de retour centennale, dans la gestion
et l'aménagement de cette zone littorale sensible.
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