Chapitre VI
Evolution du trait de côte
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Période allant de 2013 à 2018 :
Sur la période 2013-2018, les dynamiques côtières enregistrées le long du littoral étudié sont
marquées par une prédominance généralisée des processus érosifs à l'échelle régionale.
Cette période est marquée par trois événements de tempête ont été marqués dans cette période
(Amarouche et al., 2020). La première tempête a été classée comme catastrophique en 2015
provenant de WNW qui a persisté pendant 8 jours du 29/01/2015 au 05/02/2015 et la deuxième
tempête en 2016 (14/02/2016) a été classée comme tempête extrême (classe IV) provenant de
la direction Ouest. Alors que, la troisième tempête a été annoncée le 20 mars 2018 de classe IV
et venant d'une direction Nord-Ouest.
En effet, les valeurs moyennes du taux d'érosion (EPR) sont négatives pour 10 formations
géologiques sur les 11 analysées, reflétant un recul du trait de côte. Ces EPR de qui peuvent
atteindre -1,45 m/an pour les schistes 2 indiquent que ces roches affichent l'érosion la plus
marquée et constituent avec les rhyolites les faciès les plus vulnérables. Cependant, ce même
faciès (Schiste 3) est relativement stable au niveau central du golf d’El Marsa.
Seule la formation des pegmatites 1 dénote une tendance relativement stable.
Parallèlement, l'indicateur d'évolution du niveau marin relatif (NSM) exhibe globalement une
remontée moyenne de +2,57 m. Mais cette tendance régionale dissimule là encore d'importantes
variations spatiales allant de -16,34 m pour les pegmatites 2 à +16,31 m pour les pegmatites 1.
L'analyse couplée des deux indicateurs EPR et NSM permet de mettre en évidence certaines
dynamiques notables. Ainsi, malgré l'engraissement observé localement sur les pegmatites 1,
la forte remontée du niveau marin (+2,24 m) pourrait rapidement s'avérer un facteur défavorable
inversant ce processus d'accrétion.
À l'inverse, sur les schistes 1, une érosion côtière soutenue (-0,50 m/an) se poursuit alors que
le signal du NSM est négatif (-2,41 m), suggérant l'influence prédominante d'autres forçages
hydrodynamiques à l'échelle de cette cellule littorale très réactive.
Cette période 2013-2018 confirme donc la persistance de dynamiques côtières très hétérogènes
spatialement selon la nature du substrat géologique.
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