Chapitre VI
Evolution du trait de côte
108
Période allant de 1962 à 2007 :
L'étude diachronique réalisée sur les différentes formations géologiques de la zone entre 1962
et 2007 met en exergue une prédominance marquée des processus érosifs côtiers à l'échelle
régionale.
En effet, les indicateurs de mobilité du trait de côte, à travers les taux d'érosion moyens (EPR),
sont déficitaires pour 10 formations sur les 11 analysées. Ces EPR moyens oscillent entre -1,76
m/an pour les rhyolites, qui constituent la formation la plus vulnérable, et -0,14 m/an pour les
marnes. La seule exception est la formation de conglomérat 2 qui présente un EPR moyen
positif de +0,06 m/an, synonyme d'une progradation locale du rivage.
Parallèlement, les variations du niveau marin relatif (NSM) sur cette période affichent une
hausse moyenne de +19,89 m, mais recouvrent en réalité de fortes disparités spatiales allant de
-102,47 m pour les rhyolites à +49,56 m pour les conglomérats 2.
L'analyse conjointe de ces deux indicateurs permet de mettre en lumière certaines dynamiques
notables. Ainsi, malgré l'accrétion observée sur les conglomérats 2, la forte remontée locale du
NSM (+49,56 m) pourrait rapidement s'avérer un facteur défavorable inversant cette tendance
positive. À l'inverse, sur les schistes 1 une érosion côtière très soutenue (-1,20 m/an) se produit
alors que le signal du NSM est négatif (-53,78 m), laissant présager un contrôle prédominant
d'autres forçages hydrodynamiques locaux.
Cette période 1962-2007 confirme donc la forte hétérogénéité spatiale des dynamiques côtières
en fonction du substrat géologique.
Evolution du trait de côte
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Période allant de 1962 à 2007 :
L'étude diachronique réalisée sur les différentes formations géologiques de la zone entre 1962
et 2007 met en exergue une prédominance marquée des processus érosifs côtiers à l'échelle
régionale.
En effet, les indicateurs de mobilité du trait de côte, à travers les taux d'érosion moyens (EPR),
sont déficitaires pour 10 formations sur les 11 analysées. Ces EPR moyens oscillent entre -1,76
m/an pour les rhyolites, qui constituent la formation la plus vulnérable, et -0,14 m/an pour les
marnes. La seule exception est la formation de conglomérat 2 qui présente un EPR moyen
positif de +0,06 m/an, synonyme d'une progradation locale du rivage.
Parallèlement, les variations du niveau marin relatif (NSM) sur cette période affichent une
hausse moyenne de +19,89 m, mais recouvrent en réalité de fortes disparités spatiales allant de
-102,47 m pour les rhyolites à +49,56 m pour les conglomérats 2.
L'analyse conjointe de ces deux indicateurs permet de mettre en lumière certaines dynamiques
notables. Ainsi, malgré l'accrétion observée sur les conglomérats 2, la forte remontée locale du
NSM (+49,56 m) pourrait rapidement s'avérer un facteur défavorable inversant cette tendance
positive. À l'inverse, sur les schistes 1 une érosion côtière très soutenue (-1,20 m/an) se produit
alors que le signal du NSM est négatif (-53,78 m), laissant présager un contrôle prédominant
d'autres forçages hydrodynamiques locaux.
Cette période 1962-2007 confirme donc la forte hétérogénéité spatiale des dynamiques côtières
en fonction du substrat géologique.
