Chapitre VI
Evolution du trait de côte
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Période allant de 2007 à 2024 :
Sur l'ensemble de la zone côtière étudiée, on observe un taux d'érosion moyen de -0,54 m/an
entre 2007 et 2024 (EPR moyen de -0,53992 m/an). Cependant, ce chiffre masque de fortes
disparités locales.
La commune la plus touchée par l'érosion côtière est Boudouaou El Bahri, avec un recul moyen
du trait de côte de -0,94 m/an, atteignant par endroits jusqu'à -2,21 m/an. À l'inverse, El Marsa
présente les taux d'accrétion les plus élevés, avec un EPR maximum de +4,09 m/an sur certains
transect (figure 61).
De manière générale, les communes de Haraoua (-0,75 m/an), Bordj El Kiffan (-0,58 m/an) et
Ain Taya (-0,53 m/an) affichent des tendances érosives marquées tandis que Bordj El Bahri (0,30 m/an) et Reghaia (-0,35 m/an) sont moins impactées.
Parallèlement, les variations du niveau de la mer sont également très contrastées spatialement,
oscillant entre -110,83 m à El Marsa et +183,69 m à El Marsa également. La forte hausse de
+165,74 m enregistrée localement à Bordj El Bahri pourrait accentuer la pression érosive sur
cette portion du littoral à moyen terme.
Cette analyse souligne l'hétérogénéité des dynamiques côtières à l'échelle locale, résultant de
l'influence combinée de multiples facteurs tels que la géologie, la bathymétrie ou la présence
d'ouvrages de protection côtière. Une approche spatialisée reste indispensable pour appréhender
finement ces enjeux cruciaux de gestion du trait de côte.
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