Chapitre VI
Evolution du trait de côte
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VI.4.1. Evolution du littoral à long terme :
L'étude diachronique réalisée sur le littoral étudie entre 1962 et 2024 met en évidence des
dynamiques côtières contrastées. À l'échelle régionale, les indicateurs de mobilité du trait de
côte témoignent d'une prévalence des processus érosifs sur la majorité des cellules côtières
analysées.
En effet, les valeurs moyennes du LRR sont représentatives du taux d'évolution pluri-décennal,
sont déficitaires pour 5 communes sur 7, oscillant entre -0,87 m/an à Boudouaou El Bahri et -
0,27 m/an à El Marsa. Seule Bordj El Bahri dénote une tendance positive avec un LRR moyen
de +0,16 m/an, synonyme d'une progradation du trait de côte sur cette portion du littoral. La
commune de Bordj El Kiffan, malgré un LRR moyen négatif (-0,46 m/an) présente quant à elle
une forte hétérogénéité avec des dynamiques d'érosion et d'accrétion marquées localement
(figure 59).
Ensuite, cette pression érosive générale est à relier avec les évolutions du niveau de la mer
(NSM) enregistrées sur la période d'étude. Si la moyenne régionale exhibe une remontée de
+0,22 m, cette tendance recouvre en réalité de fortes disparités spatiales, comprises entre -
111,46 m à El Marsa et +258,65 m à Bordj El Bahri. Ces écarts très importants illustrent
l'influence de facteurs locaux (géologie, bathymétrie, ouvrages côtiers, etc.) sur la réponse du
niveau marin à l'échelle de chaque cellule littorale (figure 59).
Enfin, il convient donc d'analyser ces deux indicateurs de façon couplée pour appréhender
finement les dynamiques côtières à l'œuvre. Ainsi, malgré une légère tendance à l'accrétion sur
le long terme à Bordj El Bahri, la forte remontée du niveau marin locale (+31,57 m) pourrait à
terme inverser cette tendance et favoriser un recul du trait de côte par accélération des processus
érosifs.
À l'inverse, sur les communes d'Ain Taya et Haraoua, une érosion côtière chronique est
observée (LRR moyens de -0,34 et -0,48 m/an) alors même que le signal du NSM est négatif
(-20,45 et -28,31 m), ce qui suggère un contrôle majeur des forçages hydrodynamiques locaux
(vagues, courants) sur la mobilité de ces cellules côtières très réactives.
Evolution du trait de côte
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VI.4.1. Evolution du littoral à long terme :
L'étude diachronique réalisée sur le littoral étudie entre 1962 et 2024 met en évidence des
dynamiques côtières contrastées. À l'échelle régionale, les indicateurs de mobilité du trait de
côte témoignent d'une prévalence des processus érosifs sur la majorité des cellules côtières
analysées.
En effet, les valeurs moyennes du LRR sont représentatives du taux d'évolution pluri-décennal,
sont déficitaires pour 5 communes sur 7, oscillant entre -0,87 m/an à Boudouaou El Bahri et -
0,27 m/an à El Marsa. Seule Bordj El Bahri dénote une tendance positive avec un LRR moyen
de +0,16 m/an, synonyme d'une progradation du trait de côte sur cette portion du littoral. La
commune de Bordj El Kiffan, malgré un LRR moyen négatif (-0,46 m/an) présente quant à elle
une forte hétérogénéité avec des dynamiques d'érosion et d'accrétion marquées localement
(figure 59).
Ensuite, cette pression érosive générale est à relier avec les évolutions du niveau de la mer
(NSM) enregistrées sur la période d'étude. Si la moyenne régionale exhibe une remontée de
+0,22 m, cette tendance recouvre en réalité de fortes disparités spatiales, comprises entre -
111,46 m à El Marsa et +258,65 m à Bordj El Bahri. Ces écarts très importants illustrent
l'influence de facteurs locaux (géologie, bathymétrie, ouvrages côtiers, etc.) sur la réponse du
niveau marin à l'échelle de chaque cellule littorale (figure 59).
Enfin, il convient donc d'analyser ces deux indicateurs de façon couplée pour appréhender
finement les dynamiques côtières à l'œuvre. Ainsi, malgré une légère tendance à l'accrétion sur
le long terme à Bordj El Bahri, la forte remontée du niveau marin locale (+31,57 m) pourrait à
terme inverser cette tendance et favoriser un recul du trait de côte par accélération des processus
érosifs.
À l'inverse, sur les communes d'Ain Taya et Haraoua, une érosion côtière chronique est
observée (LRR moyens de -0,34 et -0,48 m/an) alors même que le signal du NSM est négatif
(-20,45 et -28,31 m), ce qui suggère un contrôle majeur des forçages hydrodynamiques locaux
(vagues, courants) sur la mobilité de ces cellules côtières très réactives.
