Chapitre V : Cinématique du trait de côte
118
une érosion accrue des plages (Djouder and Boutiba, 2017). Selon les derniers rapports du
GIEC, les villes côtières sont de plus en plus vulnérables aux impacts croissants du changement
climatique à court, moyen et long terme, avec des impacts significatifs attendus sur les systèmes
socio-économiques (Clemente, 2022; IPCC, 2021). Les villes côtières d'Alger sont considérées
comme des zones vulnérables (Rabehi et al., 2019). En outre, 80% du littoral de la baie de Bou
Ismail est exposé au risque d'inondation (Chaib et al., 2020). Selon l'étude récente Amoura and
Dahmani. (2022) a montré une très grande vulnérabilité de la côte Algéroise aux submersions
marines dues à l'élévation du niveau de la mer à l'horizon 2030/2100, notamment dans le cas de
tempêtes extrêmes. Ces dernières années, une augmentation considérable de la fréquence des
tempêtes à vagues prolongées (classe III) avec un taux de 81 %, des tempêtes extrêmes (classe
IV) avec un taux de 16 % et des tempêtes catastrophiques (classe V) avec un taux de 100 % a
été observée (Amarouche et al., 2020). L'augmentation des tempêtes ces dernières années dans
la région d'Algéroise est probablement la conséquence du réchauffement climatique.
2. Changements dus à l'intervention humaine :
L'impact des activités humaines telles que la construction d'ouvrages côtiers (ports,
brise-lames, digues et barrages), l'extraction de sable, l'urbanisation et l'industrialisation est pris
en compte dans l'évaluation de l'intervention humaine sur le littoral et des modifications
morphologiques du trait de côte.
Plusieurs barrages ont été construits le long de la côte algérienne (chapitre II). Une
grande quantité de sédiments est piégée par ces barrages, ce qui entraîne un déficit sédimentaire
dans l'approvisionnement côtier. Par exemple, la construction des barrages de Beni Amrane et
de Kadara a réduit le flux de matières solides dans la baie de Zemmouri, ce qui a accentué
l'érosion des plages de la baie de Zemmouri Est. Selon (Larid, 2002), la quantité moyenne
annuelle de sédiments piégés dans les principaux barrages de la région Algéroise est estimée à
910000m
3 .
La réduction des débits solides de Oued Isser au cours des dernières décennies est due
à l'extraction excessive de sables, qui a affecté simultanément le lit du fleuve, les plages et la
dune de Zemmouri (Fig. 15 c-e). La quantité de sédiments apportés par les principaux oueds
algériens a été réduite de 75% entre 1981 et 1990 (Larid, 2002).
Lors des sorties sur le terrain, nous avons clairement vu que l'extraction de sable
directement sur les plages et les dunes a eu des impacts négatifs et a fortement affecté
l'environnement côtier des plages (Fig.V15 a-c).
La construction d'ouvrages de protection (épis et brise-lames), qui ont été réalisés après
2007. En effet, l'observation des images d'archives de ces infrastructures sur Google Earth,
montre que dix (10) constructions de protection ont été installées dans la partie ouest de Sidi
Fredj (Fig 16-b). En plus des géotubes qui ont été installés dans la baie d'Al Djamila (Fig. V16a). Plus de vingt (20) structures de protection contre l'érosion ont été installées le long de la côte
de la baie d’Alger depuis la fin de 2007 à ce jour (Fig. V16-c).
Les schémas d'utilisation des sols ont une influence significative sur les schémas
d'érosion. L'augmentation de la population le long de la côte Algéroise exerce une pression sur
118
une érosion accrue des plages (Djouder and Boutiba, 2017). Selon les derniers rapports du
GIEC, les villes côtières sont de plus en plus vulnérables aux impacts croissants du changement
climatique à court, moyen et long terme, avec des impacts significatifs attendus sur les systèmes
socio-économiques (Clemente, 2022; IPCC, 2021). Les villes côtières d'Alger sont considérées
comme des zones vulnérables (Rabehi et al., 2019). En outre, 80% du littoral de la baie de Bou
Ismail est exposé au risque d'inondation (Chaib et al., 2020). Selon l'étude récente Amoura and
Dahmani. (2022) a montré une très grande vulnérabilité de la côte Algéroise aux submersions
marines dues à l'élévation du niveau de la mer à l'horizon 2030/2100, notamment dans le cas de
tempêtes extrêmes. Ces dernières années, une augmentation considérable de la fréquence des
tempêtes à vagues prolongées (classe III) avec un taux de 81 %, des tempêtes extrêmes (classe
IV) avec un taux de 16 % et des tempêtes catastrophiques (classe V) avec un taux de 100 % a
été observée (Amarouche et al., 2020). L'augmentation des tempêtes ces dernières années dans
la région d'Algéroise est probablement la conséquence du réchauffement climatique.
2. Changements dus à l'intervention humaine :
L'impact des activités humaines telles que la construction d'ouvrages côtiers (ports,
brise-lames, digues et barrages), l'extraction de sable, l'urbanisation et l'industrialisation est pris
en compte dans l'évaluation de l'intervention humaine sur le littoral et des modifications
morphologiques du trait de côte.
Plusieurs barrages ont été construits le long de la côte algérienne (chapitre II). Une
grande quantité de sédiments est piégée par ces barrages, ce qui entraîne un déficit sédimentaire
dans l'approvisionnement côtier. Par exemple, la construction des barrages de Beni Amrane et
de Kadara a réduit le flux de matières solides dans la baie de Zemmouri, ce qui a accentué
l'érosion des plages de la baie de Zemmouri Est. Selon (Larid, 2002), la quantité moyenne
annuelle de sédiments piégés dans les principaux barrages de la région Algéroise est estimée à
910000m
3 .
La réduction des débits solides de Oued Isser au cours des dernières décennies est due
à l'extraction excessive de sables, qui a affecté simultanément le lit du fleuve, les plages et la
dune de Zemmouri (Fig. 15 c-e). La quantité de sédiments apportés par les principaux oueds
algériens a été réduite de 75% entre 1981 et 1990 (Larid, 2002).
Lors des sorties sur le terrain, nous avons clairement vu que l'extraction de sable
directement sur les plages et les dunes a eu des impacts négatifs et a fortement affecté
l'environnement côtier des plages (Fig.V15 a-c).
La construction d'ouvrages de protection (épis et brise-lames), qui ont été réalisés après
2007. En effet, l'observation des images d'archives de ces infrastructures sur Google Earth,
montre que dix (10) constructions de protection ont été installées dans la partie ouest de Sidi
Fredj (Fig 16-b). En plus des géotubes qui ont été installés dans la baie d'Al Djamila (Fig. V16a). Plus de vingt (20) structures de protection contre l'érosion ont été installées le long de la côte
de la baie d’Alger depuis la fin de 2007 à ce jour (Fig. V16-c).
Les schémas d'utilisation des sols ont une influence significative sur les schémas
d'érosion. L'augmentation de la population le long de la côte Algéroise exerce une pression sur
