Généralités
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Généralités
Le cycle du carbone, un processus complexe impliquant l'atmosphère, l'hydrosphère,
lithosphère et la biosphère, est crucial pour la régulation climatique. Les océans, en absorbant
le CO2 atmosphérique, jouent un rôle majeur dans ce cycle. Cependant, leur capacité à agir en
tant que puits de carbone est menacée par l'augmentation de l'absorption de CO2 atmosphérique
et le réchauffement climatique. Comprendre les échanges de CO2 entre l'air et la mer est
essentiel pour améliorer les modèles climatiques et anticiper les changements futurs. Ce
chapitre met en lumière l'importance de ces échanges et les effets néfastes de l'eutrophisation,
causée par un excès de nutriments d'origine humaine, sur les écosystèmes côtiers. En combinant
ces analyses, elle offre des perspectives cruciales pour la gestion durable de l'environnement
marin.
1.1 Changement Climatique
Le changement climatique, reconnu par la communauté scientifique, est largement attribué à
l'activité humaine. Les gaz à effet de serre tels que le CO2, H2O, N2O, CH4, etc., présents
naturellement dans l'atmosphère, contribuent à l'effet de serre qui régule la température terrestre
autour de 15°C en retenant une partie du rayonnement infrarouge (Agence Parisienne du Climat,
2019). Cependant, l'augmentation des niveaux de CO2, méthane et oxydes nitreux perturbe cet
équilibre naturel, entraînant un réchauffement global de la surface terrestre (GIEC, 2021).
Depuis 1958, le taux de CO2 atmosphérique a augmenté de façon constante, cette concentration
n’a eu de cesse d’augmenter et a atteint la valeur moyenne globale de ∼422.80 ppm pour l’année
2024[https://gml.noaa.gov/ccgg/trends/global.html], un niveau jamais atteint depuis des
millions d’années. Cette augmentation est principalement due aux émissions anthropiques de
CO2 provenant de l'utilisation de combustibles fossiles et de changements dans l'utilisation des
terres (Wimart-Rousseau, 2021). Parallèlement, Les températures de surface globales sont à
chaque décennie plus élevées que la précédente et la moyenne des températures de surface
globale de la période 2011-2020 dépasse celle de la période 1850-1900 de 1,1 °C (figure 1),
avec une hausse plus forte sur les continents (+1,6 °C) que sur les océans (+0,99 °C). Ainsi,
d’après l’IPCC, la dernière période montrant une température de surface globale d’environ +1
°C au-dessus de la moyenne 1850-1900 avait probablement lieu il y a 6 500 ans (GIEC, 2021).
Comme le changement climatique se manifeste de manière globale avec des implications
locales et planétaires, il a un impact majeur sur les océans. La fonte des glaciers et des calottes
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Généralités
Le cycle du carbone, un processus complexe impliquant l'atmosphère, l'hydrosphère,
lithosphère et la biosphère, est crucial pour la régulation climatique. Les océans, en absorbant
le CO2 atmosphérique, jouent un rôle majeur dans ce cycle. Cependant, leur capacité à agir en
tant que puits de carbone est menacée par l'augmentation de l'absorption de CO2 atmosphérique
et le réchauffement climatique. Comprendre les échanges de CO2 entre l'air et la mer est
essentiel pour améliorer les modèles climatiques et anticiper les changements futurs. Ce
chapitre met en lumière l'importance de ces échanges et les effets néfastes de l'eutrophisation,
causée par un excès de nutriments d'origine humaine, sur les écosystèmes côtiers. En combinant
ces analyses, elle offre des perspectives cruciales pour la gestion durable de l'environnement
marin.
1.1 Changement Climatique
Le changement climatique, reconnu par la communauté scientifique, est largement attribué à
l'activité humaine. Les gaz à effet de serre tels que le CO2, H2O, N2O, CH4, etc., présents
naturellement dans l'atmosphère, contribuent à l'effet de serre qui régule la température terrestre
autour de 15°C en retenant une partie du rayonnement infrarouge (Agence Parisienne du Climat,
2019). Cependant, l'augmentation des niveaux de CO2, méthane et oxydes nitreux perturbe cet
équilibre naturel, entraînant un réchauffement global de la surface terrestre (GIEC, 2021).
Depuis 1958, le taux de CO2 atmosphérique a augmenté de façon constante, cette concentration
n’a eu de cesse d’augmenter et a atteint la valeur moyenne globale de ∼422.80 ppm pour l’année
2024[https://gml.noaa.gov/ccgg/trends/global.html], un niveau jamais atteint depuis des
millions d’années. Cette augmentation est principalement due aux émissions anthropiques de
CO2 provenant de l'utilisation de combustibles fossiles et de changements dans l'utilisation des
terres (Wimart-Rousseau, 2021). Parallèlement, Les températures de surface globales sont à
chaque décennie plus élevées que la précédente et la moyenne des températures de surface
globale de la période 2011-2020 dépasse celle de la période 1850-1900 de 1,1 °C (figure 1),
avec une hausse plus forte sur les continents (+1,6 °C) que sur les océans (+0,99 °C). Ainsi,
d’après l’IPCC, la dernière période montrant une température de surface globale d’environ +1
°C au-dessus de la moyenne 1850-1900 avait probablement lieu il y a 6 500 ans (GIEC, 2021).
Comme le changement climatique se manifeste de manière globale avec des implications
locales et planétaires, il a un impact majeur sur les océans. La fonte des glaciers et des calottes
