Introduction
2
Introduction
Depuis le début de l'industrialisation, les activités humaines ont provoqué une augmentation
rapide des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement dues aux
déversements anthropiques, notamment sous forme de dioxyde de carbone (CO2) (IEA, 2017).
Actuellement, les teneurs en CO2 atmosphérique ne cessent de croître. Exception faite d’une
prise de conscience majeure et mondiale amenant à la réduction voire à l’arrêt de l’utilisation
des énergies fossiles, cette augmentation perdurera (GIEC, 2021). En raison du lien étroit entre
les divers réservoirs impliqués dans le cycle global du carbone, et notamment entre les
compartiments océanique et atmosphérique, l’accumulation de CO2 anthropique dans
l’atmosphère impacte le cycle global du carbone, les flux entre les réservoirs naturels et,
indéniablement, les capacités de stockage de ces derniers.
Le réchauffement climatique mondial entraîne divers impacts sur la planète, notamment une
perturbation du cycle de l'eau, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer, des
changements saisonniers dans les propriétés thermiques, une augmentation de la salinité et de
la stratification des océans, ainsi qu'une intensification des événements climatiques extrêmes.
Ces effets directs se traduisent également par des modifications des habitats naturels, des
migrations d'espèces, une augmentation des zones à faible teneur en oxygène voire anoxiques,
et des changements dans la chimie des carbonates océaniques, mettant en danger les organismes
calcifiants planctoniques et benthiques (Wimart-Rousseau, 2021).
La mer Méditerranée est une mer marginale, semi fermée, qui représente 0,8 % de la surface
océanique globale. Elle est connectée à l’océan Atlantique par le détroit den Gibraltar large de
14 km. Elle est l'une des zones marines où le changement climatique a déjà un impact détectable
sur les caractéristiques et la circulation des masses d'eau, menaçant à court terme l'équilibre
hydrique, les propriétés chimiques et les ressources biologiques. Dans ce cadre, la région
méditerranéenne est confrontée à d'importants défis au XXIe siècle pour s'adapter à ces
conditions climatiques changeantes qui pourraient avoir des conséquences socio-économiques
majeures. Elle doit être vue comme une sentinelle pour repérer les effets du changement
climatique sur la dynamique et la biogéochimie des océans (Wimart-Rousseau, 2021).
Notre étude se concentre sur l'analyse des échanges de dioxyde de carbone (CO2) entre l'air et
la mer dans la baie de Bou Ismail, à travers diverses saisons. Nous avons exploré les
2
Introduction
Depuis le début de l'industrialisation, les activités humaines ont provoqué une augmentation
rapide des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement dues aux
déversements anthropiques, notamment sous forme de dioxyde de carbone (CO2) (IEA, 2017).
Actuellement, les teneurs en CO2 atmosphérique ne cessent de croître. Exception faite d’une
prise de conscience majeure et mondiale amenant à la réduction voire à l’arrêt de l’utilisation
des énergies fossiles, cette augmentation perdurera (GIEC, 2021). En raison du lien étroit entre
les divers réservoirs impliqués dans le cycle global du carbone, et notamment entre les
compartiments océanique et atmosphérique, l’accumulation de CO2 anthropique dans
l’atmosphère impacte le cycle global du carbone, les flux entre les réservoirs naturels et,
indéniablement, les capacités de stockage de ces derniers.
Le réchauffement climatique mondial entraîne divers impacts sur la planète, notamment une
perturbation du cycle de l'eau, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer, des
changements saisonniers dans les propriétés thermiques, une augmentation de la salinité et de
la stratification des océans, ainsi qu'une intensification des événements climatiques extrêmes.
Ces effets directs se traduisent également par des modifications des habitats naturels, des
migrations d'espèces, une augmentation des zones à faible teneur en oxygène voire anoxiques,
et des changements dans la chimie des carbonates océaniques, mettant en danger les organismes
calcifiants planctoniques et benthiques (Wimart-Rousseau, 2021).
La mer Méditerranée est une mer marginale, semi fermée, qui représente 0,8 % de la surface
océanique globale. Elle est connectée à l’océan Atlantique par le détroit den Gibraltar large de
14 km. Elle est l'une des zones marines où le changement climatique a déjà un impact détectable
sur les caractéristiques et la circulation des masses d'eau, menaçant à court terme l'équilibre
hydrique, les propriétés chimiques et les ressources biologiques. Dans ce cadre, la région
méditerranéenne est confrontée à d'importants défis au XXIe siècle pour s'adapter à ces
conditions climatiques changeantes qui pourraient avoir des conséquences socio-économiques
majeures. Elle doit être vue comme une sentinelle pour repérer les effets du changement
climatique sur la dynamique et la biogéochimie des océans (Wimart-Rousseau, 2021).
Notre étude se concentre sur l'analyse des échanges de dioxyde de carbone (CO2) entre l'air et
la mer dans la baie de Bou Ismail, à travers diverses saisons. Nous avons exploré les
