INTRODUCTION
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Le rapport annuel de la State of Food Security and Nutrition in the World (SOFI) et de
l’Organisation des Nations Unies (ONU) a mis en lumière une alarmante progression du nombre
de personnes souffrant de la faim dans le monde depuis 2014, accentuée par la pandémie de
Covid- 19 en 2020 qui a porté ce chiffre à 768 millions. En parallèle, 2 milliards de personnes
font face à une alimentation déséquilibrée, contribuant à l'obésité et à diverses maladies
métaboliques. Ces défis alimentaires sont exacerbés par les projections démographiques, avec
une population mondiale attendue à 9.7 milliards en 2050. Face à cela, la recherche s'emploie
depuis plusieurs années à comprendre et à transformer les systèmes agricoles et alimentaires,
nécessitant des solutions durables et multifactorielles (INRAE, 2023).
L'aquaculture se positionne comme une réponse essentielle aux défis croissants de la
sécurité alimentaire mondiale, en produisant de manière contrôlée et durable des poissons,
crustacés et mollusques. La production record d’aliments aquatiques en 2021, atteignant 162.5
millions de tonnes, met en évidence son potentiel pour lutter contre l’insécurité alimentaire et
la malnutrition (FAO, 2024). Cette production, qui a stimulé la consommation, a presque doublé
depuis 1961, avec une consommation annuelle par habitant passant de 9.1 kg à 20.7 kg en 2022
(FAO, 2024).
De cette production totale, 89 % étaient destinés à la consommation humaine directe,
démontrant le rôle crucial de la pêche et de l’aquaculture dans le maintien de la sécurité
alimentaire mondiale. Les 11 % restants ont été utilisés pour des usages indirects ou non
alimentaires, principalement la fabrication de farine et d’huile de poisson (FAO, 2024).
De ce fait, encourager une consommation accrue de sources durables est essentiel pour
promouvoir des régimes alimentaires sains et préserver les ressources marines. En effet, les
aliments aquatiques fournissent 15 % des protéines animales et 6 % des protéines totales
mondiales, ainsi que des nutriments essentiels comme les acides gras oméga 3, les minéraux et
les vitamines, contribuant significativement aux disponibilités en protéines par habitant et
bénéficiant à 3.2 milliards de personnes en 2021 (FAO, 2024).
Il est vrai que l'aquaculture est confrontée à des défis importants, notamment en ce qui
concerne la sécurité alimentaire des poissons. Actuellement, une grande partie de la farine
utilisée dans l'alimentation des poissons est importée, ce qui peut poser des problèmes de
durabilité et de coût. Cependant, plusieurs perspectives existent pour résoudre ce problème,
notamment grâce à des procédés de biotechnologies.
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Le rapport annuel de la State of Food Security and Nutrition in the World (SOFI) et de
l’Organisation des Nations Unies (ONU) a mis en lumière une alarmante progression du nombre
de personnes souffrant de la faim dans le monde depuis 2014, accentuée par la pandémie de
Covid- 19 en 2020 qui a porté ce chiffre à 768 millions. En parallèle, 2 milliards de personnes
font face à une alimentation déséquilibrée, contribuant à l'obésité et à diverses maladies
métaboliques. Ces défis alimentaires sont exacerbés par les projections démographiques, avec
une population mondiale attendue à 9.7 milliards en 2050. Face à cela, la recherche s'emploie
depuis plusieurs années à comprendre et à transformer les systèmes agricoles et alimentaires,
nécessitant des solutions durables et multifactorielles (INRAE, 2023).
L'aquaculture se positionne comme une réponse essentielle aux défis croissants de la
sécurité alimentaire mondiale, en produisant de manière contrôlée et durable des poissons,
crustacés et mollusques. La production record d’aliments aquatiques en 2021, atteignant 162.5
millions de tonnes, met en évidence son potentiel pour lutter contre l’insécurité alimentaire et
la malnutrition (FAO, 2024). Cette production, qui a stimulé la consommation, a presque doublé
depuis 1961, avec une consommation annuelle par habitant passant de 9.1 kg à 20.7 kg en 2022
(FAO, 2024).
De cette production totale, 89 % étaient destinés à la consommation humaine directe,
démontrant le rôle crucial de la pêche et de l’aquaculture dans le maintien de la sécurité
alimentaire mondiale. Les 11 % restants ont été utilisés pour des usages indirects ou non
alimentaires, principalement la fabrication de farine et d’huile de poisson (FAO, 2024).
De ce fait, encourager une consommation accrue de sources durables est essentiel pour
promouvoir des régimes alimentaires sains et préserver les ressources marines. En effet, les
aliments aquatiques fournissent 15 % des protéines animales et 6 % des protéines totales
mondiales, ainsi que des nutriments essentiels comme les acides gras oméga 3, les minéraux et
les vitamines, contribuant significativement aux disponibilités en protéines par habitant et
bénéficiant à 3.2 milliards de personnes en 2021 (FAO, 2024).
Il est vrai que l'aquaculture est confrontée à des défis importants, notamment en ce qui
concerne la sécurité alimentaire des poissons. Actuellement, une grande partie de la farine
utilisée dans l'alimentation des poissons est importée, ce qui peut poser des problèmes de
durabilité et de coût. Cependant, plusieurs perspectives existent pour résoudre ce problème,
notamment grâce à des procédés de biotechnologies.
