CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSIONS
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III.2.7 Comparaison avec d’autres biosorbants
L'élimination efficace des colorants des effluents industriels représente un défi
environnemental majeur, en raison de leur toxicité potentielle et de leur impact néfaste sur les
écosystèmes aquatiques. Parmi les nombreuses techniques de traitement explorées,
l'adsorption sur des matériaux biosorbants s'est révélée particulièrement prometteuse, offrant
des solutions économiques et efficaces. Le bleu de méthylène, un colorant cationique
largement utilisé dans diverses industries, a fait l'objet de nombreuses études visant à évaluer
les performances d'adsorption de différents biosorbants d'origines variées tels que l'algue
marine Bifurcaria bifurcata, le mucilage de cactus, les fibres de Posidonia oceanica, les
sciures de hêtre brutes, les cendres volantes, la poudre de feuilles de neem, le charbon actif de
tourbe de coco et diatomite.
Le biosorbant issu de notre étude, à savoir BN (biomasse naturelle) présente une capacité
d'adsorption maximale (Qmax) de 95,24 mg/g pour l'élimination du bleu de méthylène. Cette
biomasse dépasse largement des biosorbants tels que les fibres de P. oceanica (5,56 mg/g), les
sciures de hêtre brutes (9,78 mg/g), les cendres volantes (5,57 mg/g), la poudre de feuilles de
neem (3,76 mg/g), diatomite (79.66 mg/g ) ou le charbon actif de tourbe de coco (5,78 mg/g)
(Tab. 22)
Seules l'algue marine Bifurcaria bifurcata avec une Qmax exceptionnelle de 2744,5 mg/g
affiche une meilleure performance que BN. A l'opposé, le mucilage de cactus présente une
capacité très faible entre 0,14 et 2,8 mg/g seulement(Tab. 22).
Cette grande variété de performances selon la nature des biosorbants offre un large éventail
d'alternatives économiques et écologiques prometteuses pour le traitement des effluents
industriels et domestiques contaminés.
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Etude de la valorisation d\'une biomasse marine en vue de son utilisation pour le traitement de l\'eau - 94/125

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