Résultats et discussion
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Au printemps, une faible contamination plastique est observée dans les deux baies de Bou Ismail et
d’Alger, ce qui pourrait s'expliquer par les conditions météorologiques favorables, telles que des
faibles précipitations entraînant un ruissellement minimal des déchets plastiques depuis les zones
urbaines et industrielles vers les deux baies. De plus, les courants marins actifs peuvent jouer un
rôle crucial en aidant à disperser tout déchet présent et à prévenir une accumulation significative le
long des rivages.
En été, une augmentation notable de la contamination plastique est observée, en particulier le long
de la Baie d'Alger et de la Baie de Bou Ismail. Les taches jaunes se sont étendues, couvrant une plus
grande partie du littoral Algérois par rapport au printemps. Cette augmentation peut être attribuée à
l'augmentation significative des activités récréatives et touristiques, surtout au niveau de la baie de
Bou Ismail, avec des plages plus fréquentées, augmentant ainsi la quantité de déchets produits et
potentiellement mal gérés. De plus, la direction des courants marins vers l'ouest joue un rôle crucial
en facilitant la dispersion des déchets plastiques le long de la côte.
En automne, une contamination plastique particulièrement concentrée est remarquée au niveau de la
Baie d'Alger. Cela pourrait être la conséquence de l'intensité de l'activité industrielle et la forte
urbanisation autour de la baie, contribuant ainsi à une production élevée de déchets plastiques. Les
précipitations abondantes de la saison ont entraîné un ruissellement considérable de ces déchets
depuis les zones urbaines et industrielles vers la baie. De plus, la morphologie semi-circulaire de la
baie a limité la dispersion des déchets plastiques, favorisant leur accumulation près des zones
portuaires et des embouchures des oueds d’El Hamiz et d’El Harrach. En revanche, les autres baies
comme Bou Ismail, El Djamila et Zemmouri ont présenté une contamination moindre,
probablement en raison des activités industrielles moins intenses.
En hiver, une contamination plastique modérée est constatée le long du littoral. La région centrale
de la Baie d'Alger (embouchures des oued El Harrach et El Hamiz), la baie d’El Djamila et l’est de
la baie de Bousmail (embouchure des oueds Beni Messous et Mazafran) présentent la
contamination la plus significative, principalement concentrée près des zones urbaines et
industrielles, probablement en raison de l’activité humaine élevée et du ruissellement provenant des
régions urbanisées. Dans les baies de Boumerdes et de Bou Ismail, la contamination semble moins
intense mais est toujours présente. Cette situation est vraisemblablement liée aux tempêtes
hivernales, qui peuvent entraîner une accumulation notable de débris plastiques le long des côtes.
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Contribution à la détection et à la gestion de la pollution plastique dans les eaux côtières de l’Algérois via des techniques de Télédétection Spatiale - 70/99

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