Généralités
15
1.4.3.1 Limites et insuffisances de la législation environnementale
L'Algérie a fait de nombreux progrès en matière de protection de l'environnement, mais leur
mise en œuvre reste limitée. Les textes législatifs existants sont confrontés à des restrictions et
des lacunes, ce qui entrave l'efficacité des politiques environnementales. Souvent, les lois et
règlements relatifs à l'environnement ont été créés en réponse aux pressions et aux normes
internationales, négligeant les besoins locaux. D’après TABTI (2024), cette approche est
compliquée par un foisonnement de réglementations et d'institutions, en grande partie à cause
de la faiblesse des capacités institutionnelles chargées de les appliquer. Cette faiblesse conduit
à une incohérence dans l'application des lois.
En outre, la gestion des questions environnementales a fréquemment changé de portefeuille
ministériel, mettant en évidence les défis structurels et institutionnels. KAMTO (2014) soulève
des questions cruciales : "Quelles institutions pour une mise en œuvre effective du droit de
l’environnement? Comment ces institutions doivent-elles opérer et à quelles conditions
peuvent-elles être efficientes?".
Cette situation souligne la nécessité urgente de réévaluer et de réformer les institutions
environnementales notamment celles chargées de la gestion des déchets marins en Algérie
afin d'assurer une application efficace des lois environnementales, tout en tenant compte des
particularités locales.
1.4.3.2 Instabilité institutionnelle dans la gestion de l’environnement
L'Algérie a connu une instabilité institutionnelle significative dans la gestion de
l'environnement depuis son indépendance, illustrée par la succession de divers ministères avec
des missions évolutives (Tableau 4). Cette évolution institutionnelle témoigne de l'importance
croissante accordée à la protection de l'environnement en Algérie. Toutefois, cette instabilité a
entraîné des inefficacités structurelles et opérationnelles. D’après TABTI (2024), la succession
rapide de ministères avec des missions parfois redondantes ou mal coordonnées a souvent
abouti à une application incohérente des politiques environnementales.
Tableau 4 : Missions évolutives des institutions environnementales en Algérie.
Période
Institution
Missions évolutives
1962 – 1977
Ministère de l'Agriculture et de la Réforme
Protection des ressources naturelles, sans une
vision intégrée de la gestion environnementale.
1977 – 1983
Ministère de l'Environnement
Première tentative de structuration dédiée à la
gestion environnementale globale.
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1.4.3.1 Limites et insuffisances de la législation environnementale
L'Algérie a fait de nombreux progrès en matière de protection de l'environnement, mais leur
mise en œuvre reste limitée. Les textes législatifs existants sont confrontés à des restrictions et
des lacunes, ce qui entrave l'efficacité des politiques environnementales. Souvent, les lois et
règlements relatifs à l'environnement ont été créés en réponse aux pressions et aux normes
internationales, négligeant les besoins locaux. D’après TABTI (2024), cette approche est
compliquée par un foisonnement de réglementations et d'institutions, en grande partie à cause
de la faiblesse des capacités institutionnelles chargées de les appliquer. Cette faiblesse conduit
à une incohérence dans l'application des lois.
En outre, la gestion des questions environnementales a fréquemment changé de portefeuille
ministériel, mettant en évidence les défis structurels et institutionnels. KAMTO (2014) soulève
des questions cruciales : "Quelles institutions pour une mise en œuvre effective du droit de
l’environnement? Comment ces institutions doivent-elles opérer et à quelles conditions
peuvent-elles être efficientes?".
Cette situation souligne la nécessité urgente de réévaluer et de réformer les institutions
environnementales notamment celles chargées de la gestion des déchets marins en Algérie
afin d'assurer une application efficace des lois environnementales, tout en tenant compte des
particularités locales.
1.4.3.2 Instabilité institutionnelle dans la gestion de l’environnement
L'Algérie a connu une instabilité institutionnelle significative dans la gestion de
l'environnement depuis son indépendance, illustrée par la succession de divers ministères avec
des missions évolutives (Tableau 4). Cette évolution institutionnelle témoigne de l'importance
croissante accordée à la protection de l'environnement en Algérie. Toutefois, cette instabilité a
entraîné des inefficacités structurelles et opérationnelles. D’après TABTI (2024), la succession
rapide de ministères avec des missions parfois redondantes ou mal coordonnées a souvent
abouti à une application incohérente des politiques environnementales.
Tableau 4 : Missions évolutives des institutions environnementales en Algérie.
Période
Institution
Missions évolutives
1962 – 1977
Ministère de l'Agriculture et de la Réforme
Protection des ressources naturelles, sans une
vision intégrée de la gestion environnementale.
1977 – 1983
Ministère de l'Environnement
Première tentative de structuration dédiée à la
gestion environnementale globale.
