Généralités
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BOUCHER&BILLARD (2020) soulignent qu’environ 229 000 tonnes de déchets plastiques
rejoignent la Méditerranée chaque année, avec une fourchette possible de 150 000 à 610 000
tonnes. Ces débris se composent principalement de macroplastiques (94%) et de
microplastiques (6%). En raison de la forte population en bord de mer en Égypte (102
millions d'habitants) et d'un taux de gestion inadéquate des déchets atteignant 95%, le pays
contribue massivement à cette pollution, représentant environ 75 000 tonnes par an, soit près
d'un tiers du total. Les principaux pays émetteurs suivants sont l'Italie (38 000 tonnes), la
Turquie (25 000 tonnes) et l'Algérie (14 000 tonnes).
En général, les "points chauds de la pollution plastique" sont fréquemment localisés près des
embouchures des grands fleuves comme le Nil, le Rhône ou le Pô, ainsi que près des grandes
villes côtières. Les exemples incluent Alger, Alexandrie, Barcelone, Naples et Izmir
(BOUCHER&BILLARD, 2020).
Comme le montre la Figure 3, la pollution plastique n'est pas confinée aux seules zones
côtières. Certains pays non limitrophes de la Méditerranée mais faisant partie de son réseau
fluvial, comme le Soudan (Nil) ou la Suisse (Rhône), contribuent également de manière
significative aux déchets plastiques. L'étude indique que 35 % des rejets de macroplastiques
en mer proviennent de zones situées à moins de 23 km des côtes, tandis que les 65 % restants
proviennent de l'intérieur des terres, transportés par ruissellement vers le milieu marin.
Figure 3: Estimation du volume de déchets plastiques déversés dans la mer Méditerranée par pays, en
tonnes par an. (Source : GAUDIAUT, 2022)
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BOUCHER&BILLARD (2020) soulignent qu’environ 229 000 tonnes de déchets plastiques
rejoignent la Méditerranée chaque année, avec une fourchette possible de 150 000 à 610 000
tonnes. Ces débris se composent principalement de macroplastiques (94%) et de
microplastiques (6%). En raison de la forte population en bord de mer en Égypte (102
millions d'habitants) et d'un taux de gestion inadéquate des déchets atteignant 95%, le pays
contribue massivement à cette pollution, représentant environ 75 000 tonnes par an, soit près
d'un tiers du total. Les principaux pays émetteurs suivants sont l'Italie (38 000 tonnes), la
Turquie (25 000 tonnes) et l'Algérie (14 000 tonnes).
En général, les "points chauds de la pollution plastique" sont fréquemment localisés près des
embouchures des grands fleuves comme le Nil, le Rhône ou le Pô, ainsi que près des grandes
villes côtières. Les exemples incluent Alger, Alexandrie, Barcelone, Naples et Izmir
(BOUCHER&BILLARD, 2020).
Comme le montre la Figure 3, la pollution plastique n'est pas confinée aux seules zones
côtières. Certains pays non limitrophes de la Méditerranée mais faisant partie de son réseau
fluvial, comme le Soudan (Nil) ou la Suisse (Rhône), contribuent également de manière
significative aux déchets plastiques. L'étude indique que 35 % des rejets de macroplastiques
en mer proviennent de zones situées à moins de 23 km des côtes, tandis que les 65 % restants
proviennent de l'intérieur des terres, transportés par ruissellement vers le milieu marin.
Figure 3: Estimation du volume de déchets plastiques déversés dans la mer Méditerranée par pays, en
tonnes par an. (Source : GAUDIAUT, 2022)
