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Introduction
L’aquaculture correspond à la production par la main de l’Homme des produits marins ou
dulcicoles d’intérêt économique. Pratiquée depuis des décennies, elle se présente
aujourd’hui comme une solution d’avenir pour contribuer à l’alimentation d’une
population en croissance continue : 9 milliards en 2050 (FAO, 2020), d’autant plus que les
ressources halieutiques tendent vers la constance (Q. Zhang et al., 2022).
L’activité aquacole majoritairement composée de produits piscicoles connait une
expansion durant les dernières années avec ⁓59.7 millions de tonnes entre 2006 et 2015
contre 87.5 en 2020 (Q. Zhang et al., 2022), elle présente des avantages indénombrables
tels que la disponibilité annuelle des produits de la mer durant le ralentissement de la pêche
par le respect obligatoire des périodes de fraie et les quotas de pêche. Elle contribue aussi à
la sécurité alimentaire ainsi qu’à la création d’emplois : l’aquaculture emploie 20.53
millions de personnes dans le monde en 2018 (FAO, 2020). L’aquaculture permet
également dans certains pays d’établir un équilibre fiscal national puisque les fermes
aquacoles paient des impôts importants contribuant ainsi significativement aux recettes de
l’Etat (Sachs & Sievers, 1998) in : (Ridler et al., 2001) et enfin, elle constitue une source
de devises en cas d’exportation (Tanaka, 1997) in : (Ridler et al., 2001).
L’aquaculture est néanmoins confrontée à deux contraintes majeures qui l’empêchent
d’atteindre une position économique importante dans certaines régions, comme c’est le cas
sur les rives de la Méditerranée à savoir :
o l’offre de produits différents de la ressource sauvage en termes de
gout (utilisation d’antibiotiques) ;
o la rigueur des réglementations environnementales vis-à-vis des rejets des
fermes aquacoles (Lavenant, Paquotte, & Pomélie, 1995).
La première contrainte est due aux exigences des consommateurs qui continuent à avoir
des préjugés sur les produits aquacoles, maintenus par certaines mauvaises pratiques
d’élevage. La deuxième quant à elle, est apparue suite à l’impact négatif sur les
écosystèmes (Mazzola et al., 1999) qui se manifeste sous forme de pollution marine
(Buschmann et al., 1996) engendrant une eutrophisation (Troell et al., 2009). Cette
dernière est le résultat de la compétition pour l’usage du littoral (Mazzola et al., 1999) qui
a par nécessité, fait instaurer une législation de plus en plus exigeante sur l’aménagement
du littoral qui cherche à optimiser l’utilisation de l’espace. Il apparait donc impératif de :
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