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Conclusion
La modélisation permet d’étudier des phénomènes parfois très compliqués à reproduire sur
le plan expérimental d’une manière efficace et précise (Behroozi & Couturier, 2019).
La CFD, de plus en plus sollicitée dans l’ingénierie aquacole (López Biagi, 2020), permet
d’étudier la géométrie et l’hydrodynamique des enceintes d’élevage et d’explorer de
nouvelles conceptions d’une manière rapide et efficace contrairement aux modèles
expérimentaux (López-Rebollar et al., 2021).
Dans un premier temps, en utilisant l’outil numérique CFD Ansys Fluent, nous avons pu
calculer les profils de vitesse à l’intérieur des bassins d’élevage (circulaire, rectangulaire et
nouvelle conception). Les résultats de ces simulations indiquent que les vitesses à
l’intérieur des bassins dépendent fortement des caractéristiques des entrées et sorties d’eau
(géométrie, nombre et vitesse d’écoulement) qui constituent un paramètre fondamental
quant à l’étude de faisabilité de bassins d’élevage innovés puisqu’elles ont un impact
important sur le facteur d’auto vidange et de consommation d’énergie et représentent un
paramètre crucial pour le maintien de la qualité de l’eau d’élevage et pour le bien-être des
organismes élevés (Lee et al., 2013). La nouvelle conception proposée réunit les avantages
des enceintes d’élevage existantes (MCR et Burrows).
Dans un deuxième temps, les flux de rejets nutritionnels sont générés numériquement en
utilisant un code de calcul en langage Matlab : les rejets particulaires sont plus conséquents
que les rejets dissous. Cette différence est justifiée par la composition et la digestibilité de
l’aliment distribué.
La troisième partie de ce travail qui a consisté à modéliser les concentrations et les
dispersions des rejets issus d’une ferme aquacole virtuelle sur le logiciel Mike 21 nous a
révélé que les concentrations d’azote sont plus élevées que les concentrations de
phosphore. Ces résultats suggèrent que les concentrations des rejets issus des fermes
aquacoles dépendent des paramètres hydrodynamiques de la zone étudiée et que la
dispersion horizontale et verticale des rejets dépend de :
o l’hydrodynamique de la zone étudiée ;
o le métabolisme de l’espèce élevée ;
o la qualité et la quantité de l’aliment utilisé.
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