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Dans un système d’élevage en eau recirculée, Pagand et al. (2000) ont mesuré les rejets
solides d’une ferme d’élevage de loup de mer avec une densité de 100 kg/m
3
et un volume
de 24 m
3
pendant 15 mois d’expérience. Les concentrations des MES fluctuaient entre 3.5
et 14.5 mg/l, avec une moyenne de 8.0 mg/l (Pagand et al., 2000). De plus, Li et al. (2014)
ont mesuré les rejets particulaires issus de la ferme expérimentale d’élevage de loup de mer
située à l’IFREMER Montpelier composée d’un bassin de 1 m
3
avec une capacité de
stockage de 20 kg/m
3
. Le poids des poissons variaient de 100 à 200 g, nourris avec
l’aliment de la marque Le gouessant. La moyenne des rejets particulaire enregistrée était de
6.76 mg/l (Li et al., 2014).
Pour des élevages de truite arc en ciel localisés sur le littoral turque, Pulatso et al. (2004)
ont mesuré les concentrations des rejets particulaires issus des fermes aquacoles ayant des
productions annuelles allant de 40 à 100 tonnes, les résultats ont avancé des valeurs de
0.25±0.22 mg/l (Pulatsu et al., 2004). De plus, True et al. (2004) ont effectué des mesures
dans une ferme aquacole de truiticulture d’une capacité de production de 454 tonnes, située
dans l’état de l’Idaho. La concentration moyenne des rejets particulaire a atteint 3 mg/l
(True et al., 2004). Ces études confirment que les concentrations de rejets dépendent de
l’espèce étudiée, des quantités et qualité d’aliment distribué ainsi que de la taille de
production.
En termes de dispersion, les particules issues des fermes aquacoles se dispersent
horizontalement et verticalement dépendamment de leur taille et de l’hydrodynamique de
la zone. De plus, Bannister et al. (2016) ont prouvé que les particules légères dispersent
rapidement vers l’horizontal plutôt que vers la verticale (Bannister et al., 2016).
Dans la présente étude, les concentrations de rejets dissous et particulaires se situent dans
les limites tolérables par le gouvernement algérien pour les rejets industriels publiées sur le
journal officiel de la république n°26 apparu en 2006 (JORA, 2006). L’impact
environnemental de cette ferme est donc dit minimal principalement relié à la taille de la
production annuelle (Guerin-Ancey, 1976b).
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