CHAPITRE IV
107
environ 9,3 mm. Des valeurs comparables ont été reportées pour la même espèce en ce qui
concerne le diamètre des œufs, se situant entre 2,1 et 2,47 mm (Gunasekera et al., 1996;
Campos-Mendoza et al., 2004; Biswas et al., 2005; Tsadik & Bart, 2007). Quant à la longueur
totale des larves après l'éclosion, elle varie de 3 à 5 mm (Terpstra, 2015), et la longueur totale
des larves après la résorption du sac vitellin se situe entre 9,37 et 9,61 mm (Gunasekera et al.,
1996), et entre 7,7 et 8,6 mm (Sarmento et al., 2018).
La mise en incubation des premières pontes dans des incubateurs alimentés en circuit fermé
d’eau a provoqué des mortalités massives des œufs par la prolifération des champignons de
type Saprolegnia. La prévalence élevée de l'infection par Saprolegnia constitue l’un des
problèmes rencontrés durant la phase d’incubation des œufs de tilapia (Fitzsimmons &
Watanabe, 2010). L'infection commence par les œufs morts et se propage ensuite à tous les
œufs, entraînant des mortalités importantes. La recirculation de l’eau dans les incubateurs sans
recours aux systèmes de filtration et de stérilisation a favorisée la propagation de Saprolegnia
sur les œufs. Après installation d’un module d’incubation fonctionnant en circuit ouvert et
l’utilisation du formol pour la désinfection des œufs, nous avons observé une amélioration des
taux d’éclosion à des valeurs supérieures à 71%, avec des taux de survie des larves durant la
phase de lécithotrophique d’environ 70%. Une désinfection efficace des œufs pourrait
améliorer l’éclosion des œufs du tilapia à des taux supérieurs à 90% (Subasinghe &
Sommerville, 1985).
Plusieurs facteurs liées aux géniteurs, peuvent influencer la qualité des œufs et des larves telles
que l’origine (qualité génétique), le conditionnement (alimentation, paramètres
environnementaux, etc.) et les manipulations (induction hormonale, facteurs de stress, etc.)
(Migaud et al., 2013). Dans cette étude, nous avons constaté que le volume moyen des œufs, le
taux d’éclosion, la taille des larves et la survie pendant la phase larvaire étaient légèrement
supérieurs pour les géniteurs élevés en système BFT par rapport au groupe C, mais ces
différences n’étaient pas statistiquement significatives (p>0.05). L’étude menée par Ekasari et
al. (2015) sur le tilapia a montré une amélioration de la survie et de la résistance des larves
issues des géniteurs élevés en système BFT. Des effets positifs de l’élevage des géniteurs en
système BFT sur la qualité des œufs et des larves ont également été observés chez le poisson
chat africain (Ekasari et al., 2016), la crevette bleue (Litopenaeus stylirostris) (Cardona et al.,
2016) et la crevette rodché (Farfantepenaeus duorarum) (Emerenciano et al., 2014).
Précédent

Effet de l’élevage en système biofloc sur les performances zootechniques et physiologiques du Tilapia « Oreochromis niloticus » - 123/187

Suivant