Introduction
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1. Introduction
La mer Méditerranée est caractérisée par une biodiversité élevée et une activité halieutique intense,
l'essentiel de la pêche méditerranéenne s’exerce sur une bande côtière dont la largeur moyenne
n’excède pas neuf milles marins (FAO). Par l’effort de pêche, et les opérations de capture, de
stockage et de transport des produits halieutiques, l’activité de pêche exerce une forte pression sur
les écosystèmes marins et côtiers. L’intensité et la persistance de cette pression exercée par la pêche
dans beaucoup de régions méditerranéennes représente un sujet d’inquiétude pour la communauté
scientifique car elle se traduit par une réduction progressive de la disponibilité des ressources
exploitées et la biodiversité marine (Jacques, 2008). La Méditerranée présente la particularité d'être
l'une des régions océaniques où les concentrations en nutriment sont les plus faibles au monde : d'où
son nom de « mer oligotrophe » ( Pujo-pay et al., 2011).
Parmi les pays Méditerranéens, l’Algérie a une façade maritime de 1280 km de côtes et une surface
maritime sous juridiction nationale offrant près de 9.5 millions d’hectares pour l’exercice de la
pêche (MPRH, 2001), elle recèle des réserves importantes de ressources halieutiques. Par ailleurs,
le bassin algérien est une zone clé pour la Méditerranée par sa contribution dans la circulation des
eaux ( Millot, 1999).
En corrélation avec la forte croissance de sa population, l’Algérie connais une augmentation
importante en consommation de produits de la pêche, confronté à une production halieutique
nationale moyenne d’environ 100 000 tonnes entre 2001 et 2019 (Grimes, 2021).
En effet, une diminution remarquable a été estimée à 74.000 tonnes (MPRH, 2021), principalement
liée à la pollution, la surpêche, le changement climatique et le non-respect des restriction de
l’exercice de pêche (taille des mailles). Avec le développement des connaissances et la dynamique
du secteur de la pêche, il a été démontré que ce secteur dépend de ressources limitées, et dont les
pratiques de gestion et la conservation deviennent urgentes afin d’assurer une durabilité de cette
activité de pêche.
Le principal objectif de ce travail est d’appliquer un modèle d’analyse basé sur la comparaison entre
la biomasse disponible et la biomasse extraite (débarquement des pêcheries) dans les eaux
algériennes des trois wilayas de Tipaza, Alger et El-Kala, dans le but d’évaluer la durabilité de
l’activité de pêche en Algérie. Ce modèle s’intitule l’Empreinte marine (MF), qui correspond au
ratio entre la production primaire nécessaire pour soutenir la pêche (PPR) et la production primaire
de la zone d’étude (PP). Le travail effectué se résume en trois étapes principales à savoir : la
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Estimation de la production primaire nécessaire pour soutenir la pêche durable en Algérie - 15/82

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