Chapitre 01 :
Situation du dessalement et de déminéralisation en Algérie
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vont générer des précipitations dès que les masses d’air humide atteignent des régions plus
froides. Ce processus naturel était repris par les marins de l’époque ; qui en faisant bouillir de
l’eau de mer avaient réussi à extraire de l’eau non salée par condensation de la vapeur
produite. Mais ce n’est qu’au début du 20ème siècle que sont apparus les premiers procédés
de distillation à l’échelle industrielle (Bahri, 2018).
Durant les années 50 et 60, le développement initial de la technologie de dessalement
avait été financé par le Département de l'intérieur des États-Unis, par l'intermédiaire du
bureau de l’eau salée (Office of Saline Water). La première usine de démonstration de
dessalement d'eau de mer fut construite en 1961, au Texas, aux États-Unis (Bahri, 2018).
En Algérie, l'expérience en matière de dessalement est étroitement liée au
développement des industries pétrolière et sidérurgique. L'utilisation du dessalement à usage
domestique n'a jamais été envisagée sérieusement avant les années 2000. Cependant, la seule
expérience tentée reste celle du village d'Ouled Djellal près de la ville de Biskra (nord-est de
l'Atlas saharien). Il s'agit en fait d'une petite usine de dessalement installée permettant de
réduire la salinité des eaux souterraines locales (Bessenasse et al., 2010).
Dans le domaine industriel, le dessalement et/ou la déminéralisation sont couramment
utilisés pour fournir de l'eau aux chaudières, aux cycles de refroidissement, et aux unités de
traitement (Bessenasse et al., 2010). En 1964, trois petites unités de dessalement de 192 m
3 /j
ont été installées au niveau de l'usine de gaz naturel liquide (GNL) d'Arzew ; un petit port
industriel sur la côte ouest du pays. Le procédé utilisé à ce moment-là était basé sur des tubes
immergés à basse pression. En 1969, une autre unité dotée de la technologie flash multi-stades
(MSF) a été lancée avec une capacité de production de l’ordre de 4560 m
3
/jour (Bessenasse et
al., 2010).
Ainsi, de nombreuses autres stations de dessalement et de déminéralisation ont été
mises en service ; notamment au niveau des centrales électriques afin de produire de l'eau de
haute pureté en vue de répondre aux besoins de ces énormes installations ; telles que Cap
Djinet ; à l'est d’Alger, et les usines de la liquéfaction des gaz à Arzew et Skikda ; au niveau
de la côte Est (Bessenasse et al., 2010). D’autres installations plus petites ont également été
utilisées dans les bases pétrolières et gazières du Sahara, visant à produire une eau de haute
qualité pour la consommation humaine (Bessenasse et al., 2010).
Une liste des plus anciennes stations de dessalement ayant existé en Algérie est présentée
dans le Tableau 1.
Situation du dessalement et de déminéralisation en Algérie
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vont générer des précipitations dès que les masses d’air humide atteignent des régions plus
froides. Ce processus naturel était repris par les marins de l’époque ; qui en faisant bouillir de
l’eau de mer avaient réussi à extraire de l’eau non salée par condensation de la vapeur
produite. Mais ce n’est qu’au début du 20ème siècle que sont apparus les premiers procédés
de distillation à l’échelle industrielle (Bahri, 2018).
Durant les années 50 et 60, le développement initial de la technologie de dessalement
avait été financé par le Département de l'intérieur des États-Unis, par l'intermédiaire du
bureau de l’eau salée (Office of Saline Water). La première usine de démonstration de
dessalement d'eau de mer fut construite en 1961, au Texas, aux États-Unis (Bahri, 2018).
En Algérie, l'expérience en matière de dessalement est étroitement liée au
développement des industries pétrolière et sidérurgique. L'utilisation du dessalement à usage
domestique n'a jamais été envisagée sérieusement avant les années 2000. Cependant, la seule
expérience tentée reste celle du village d'Ouled Djellal près de la ville de Biskra (nord-est de
l'Atlas saharien). Il s'agit en fait d'une petite usine de dessalement installée permettant de
réduire la salinité des eaux souterraines locales (Bessenasse et al., 2010).
Dans le domaine industriel, le dessalement et/ou la déminéralisation sont couramment
utilisés pour fournir de l'eau aux chaudières, aux cycles de refroidissement, et aux unités de
traitement (Bessenasse et al., 2010). En 1964, trois petites unités de dessalement de 192 m
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ont été installées au niveau de l'usine de gaz naturel liquide (GNL) d'Arzew ; un petit port
industriel sur la côte ouest du pays. Le procédé utilisé à ce moment-là était basé sur des tubes
immergés à basse pression. En 1969, une autre unité dotée de la technologie flash multi-stades
(MSF) a été lancée avec une capacité de production de l’ordre de 4560 m
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/jour (Bessenasse et
al., 2010).
Ainsi, de nombreuses autres stations de dessalement et de déminéralisation ont été
mises en service ; notamment au niveau des centrales électriques afin de produire de l'eau de
haute pureté en vue de répondre aux besoins de ces énormes installations ; telles que Cap
Djinet ; à l'est d’Alger, et les usines de la liquéfaction des gaz à Arzew et Skikda ; au niveau
de la côte Est (Bessenasse et al., 2010). D’autres installations plus petites ont également été
utilisées dans les bases pétrolières et gazières du Sahara, visant à produire une eau de haute
qualité pour la consommation humaine (Bessenasse et al., 2010).
Une liste des plus anciennes stations de dessalement ayant existé en Algérie est présentée
dans le Tableau 1.
