Chapitre 3 : Résultats et discussions
34
Discussion
Les prélèvements de la présente étude ont été réalisés en mois de mars 2023, et conformément à la
littérature, cette période coïncide avec la fin de la saison de reproduction, généralement observée de
décembre à mars pour Coelorinchus caelorhincus. Cela peut également expliquer les faibles taux de
vacuité observés (Cv = 23%). En effet, à cette période de l'année, les individus se trouvent dans un
état physiologique normal, ce qui signifie qu'ils ne jeûnent pas, ils se livrent activement à
l'alimentation pour reconstituer leurs réserves énergétiques après la période de reproduction.
Coelorinchus caelorhincus est qualifié en tant que carnassier, doté de dents en velours, d'une bouche
infère et d'un museau orienté vers le substrat (Dieuzeide et Novella, 1953 ; Fischer et al., 1987).
Les macrouridés sont généralement décrits comme des prédateurs généralistes, avec des régimes
alimentaires très diversifiés (Macpherson, 1979 ; Mauchline et Gordon, 1984). Cela constitue
probablement un avantage adaptatif dans les environnements d'eau profonde à faible productivité
habités par les macrouridés (Madurel et Cartes, 2006).
Grace à sa morphologie et sa nature bentho-pélagique, il est capable de se nourrir d’un large éventail
de proies supra-benthiques et macro-zoo-benthiques, et cela a été confirmé par cette étude. En fait, la
diversité taxonomique des proies trouvées dans les estomacs indique une préférence pour les
Alphéidés (F= 73%), suivis par les Pasiphaeidés (F=22,35%), Penaeidés (F=21,18%) et les
Gonéplacidés (F=16,47) comme proies secondaires. Bien que moins fréquentes, d'autres proies telles
que les Actinoptérygiens, les Mollusques et les Annélides sont également présentes.
Le tableau 3.9 synthétise les données de régions du régime alimentaire de C. caelorhincus.
La variation du régime alimentaire en fonction du sexe montre que les femelles et les mâles se
nourrissent globalement de mêmes proies, avec toutefois quelques variations numériques. La
dominance des Alphéidés par rapport aux autres proies recensées est constatée quel que soit le sexe.
Néanmoins, le nombre moyen varie lorsque les individus grandissent, et une augmentation progressive
est observée à partir de Lt=20cm chez les femelles (Nm=1,75), et Lt=18 cm chez les mâles (Nm=0,6).
Ceci pourrait être expliqué par les caractéristiques de l'échantillon lui-même ou par un décalage dans
la maturité sexuelle entre les individus.
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Discussion
Les prélèvements de la présente étude ont été réalisés en mois de mars 2023, et conformément à la
littérature, cette période coïncide avec la fin de la saison de reproduction, généralement observée de
décembre à mars pour Coelorinchus caelorhincus. Cela peut également expliquer les faibles taux de
vacuité observés (Cv = 23%). En effet, à cette période de l'année, les individus se trouvent dans un
état physiologique normal, ce qui signifie qu'ils ne jeûnent pas, ils se livrent activement à
l'alimentation pour reconstituer leurs réserves énergétiques après la période de reproduction.
Coelorinchus caelorhincus est qualifié en tant que carnassier, doté de dents en velours, d'une bouche
infère et d'un museau orienté vers le substrat (Dieuzeide et Novella, 1953 ; Fischer et al., 1987).
Les macrouridés sont généralement décrits comme des prédateurs généralistes, avec des régimes
alimentaires très diversifiés (Macpherson, 1979 ; Mauchline et Gordon, 1984). Cela constitue
probablement un avantage adaptatif dans les environnements d'eau profonde à faible productivité
habités par les macrouridés (Madurel et Cartes, 2006).
Grace à sa morphologie et sa nature bentho-pélagique, il est capable de se nourrir d’un large éventail
de proies supra-benthiques et macro-zoo-benthiques, et cela a été confirmé par cette étude. En fait, la
diversité taxonomique des proies trouvées dans les estomacs indique une préférence pour les
Alphéidés (F= 73%), suivis par les Pasiphaeidés (F=22,35%), Penaeidés (F=21,18%) et les
Gonéplacidés (F=16,47) comme proies secondaires. Bien que moins fréquentes, d'autres proies telles
que les Actinoptérygiens, les Mollusques et les Annélides sont également présentes.
Le tableau 3.9 synthétise les données de régions du régime alimentaire de C. caelorhincus.
La variation du régime alimentaire en fonction du sexe montre que les femelles et les mâles se
nourrissent globalement de mêmes proies, avec toutefois quelques variations numériques. La
dominance des Alphéidés par rapport aux autres proies recensées est constatée quel que soit le sexe.
Néanmoins, le nombre moyen varie lorsque les individus grandissent, et une augmentation progressive
est observée à partir de Lt=20cm chez les femelles (Nm=1,75), et Lt=18 cm chez les mâles (Nm=0,6).
Ceci pourrait être expliqué par les caractéristiques de l'échantillon lui-même ou par un décalage dans
la maturité sexuelle entre les individus.
