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embouchures des fleuves (Ben Alaya, 1972). L’espèce semble mieux résister aux salinités
élevées, en effet, elle est présente dans des lagunes hyper salines de Tunisie (46‰ en
moyenne en été) et de Libye (39 - 44‰, en fonction de la saison) ; dans ces lagunes, sa
vitalité (estimée par le nombre de feuilles produites par an et la croissance des rhizomes)
semble identique, voire supérieure à ce qui est observé en mer ouverte (Pergent et Zaouali,
1992 ; Pergent Et Pergent-Martini, 2000 ; Pergent et al., 2002).
Les températures extrêmes mesurées dans un herbier à P. oceanica sont 9,0 et 29,2°C (Augier
et al., 1980 ; Robert, 1988). Il est possible toutefois que les températures basses (moins de
10°C) et hautes (plus de 28°C) ne soient supportées qu’exceptionnellement. L’absence de P.
oceanica des côtes de la Méditerranée Orientale, et sa rareté dans le Nord de l ’Adriatique et
le long des côtes languedociennes, pourraient être dues respectivement aux températures
estivales et hivernales (Boudouresque et Meinesz, 1982).
Posidonia oceanica craint un hydrodynamisme trop intense qui peut arracher des faisceaux de
feuilles et éroder la matte, soit directement, soit en la vidant de son sédiment, ce qui la
fragilise (Augier et Boudouresque, 1979).
1.3. Rôles des herbiers à Posidonia oceanica
Le rôle de l’herbier se situe principalement au niveau écologique (Figure 3), il est considéré
comme un écosystème pivot du littoral Méditerranéen (Molinier Et Picard, 1952 ;
Boudouresque Et Meinesz, 1982), abritant à plusieurs niveaux (matte, feuilles, canopée) et au
cours des saisons, de nombreuses espèces à Les divers stades de développement. De plus, ils
sont considérés comme les écosystèmes les plus productifs de la Méditerranée, avec une
production totale estimée entre 60 et 705 g C m-² a-1, dont 6 à 50 % de cette dernière est
exportée vers d’autres écosystèmes où elle constitue la base de nombreux réseaux trophiques
littoraux (Pergent et al., 2012).
En outre, ils assurent une production d’oxygène très importante (environ 14 litres par jour et
par m² d’herbier) (Bay, 1978 ; Frankignoule Et Disteche ,1984).
Ils constituent une barrière qui atténue l’énergie cinétique des particules, qui se déposent plus
rapidement, et contribuent ainsi à améliorer la clarté de l’eau, à réduire l’hydrodynamisme et
donc à protéger les côtes de l’érosion (Jeudy De Grissac Et Boudouresque, 1985 ; Terrados Et
Duarte, 2000).
L’herbier joue un rôle important dans la séquestration et le stockage du carbone dans
les milieux côtiers. Les résultats obtenus par Monnier, (2020) en Corse, ont permis
embouchures des fleuves (Ben Alaya, 1972). L’espèce semble mieux résister aux salinités
élevées, en effet, elle est présente dans des lagunes hyper salines de Tunisie (46‰ en
moyenne en été) et de Libye (39 - 44‰, en fonction de la saison) ; dans ces lagunes, sa
vitalité (estimée par le nombre de feuilles produites par an et la croissance des rhizomes)
semble identique, voire supérieure à ce qui est observé en mer ouverte (Pergent et Zaouali,
1992 ; Pergent Et Pergent-Martini, 2000 ; Pergent et al., 2002).
Les températures extrêmes mesurées dans un herbier à P. oceanica sont 9,0 et 29,2°C (Augier
et al., 1980 ; Robert, 1988). Il est possible toutefois que les températures basses (moins de
10°C) et hautes (plus de 28°C) ne soient supportées qu’exceptionnellement. L’absence de P.
oceanica des côtes de la Méditerranée Orientale, et sa rareté dans le Nord de l ’Adriatique et
le long des côtes languedociennes, pourraient être dues respectivement aux températures
estivales et hivernales (Boudouresque et Meinesz, 1982).
Posidonia oceanica craint un hydrodynamisme trop intense qui peut arracher des faisceaux de
feuilles et éroder la matte, soit directement, soit en la vidant de son sédiment, ce qui la
fragilise (Augier et Boudouresque, 1979).
1.3. Rôles des herbiers à Posidonia oceanica
Le rôle de l’herbier se situe principalement au niveau écologique (Figure 3), il est considéré
comme un écosystème pivot du littoral Méditerranéen (Molinier Et Picard, 1952 ;
Boudouresque Et Meinesz, 1982), abritant à plusieurs niveaux (matte, feuilles, canopée) et au
cours des saisons, de nombreuses espèces à Les divers stades de développement. De plus, ils
sont considérés comme les écosystèmes les plus productifs de la Méditerranée, avec une
production totale estimée entre 60 et 705 g C m-² a-1, dont 6 à 50 % de cette dernière est
exportée vers d’autres écosystèmes où elle constitue la base de nombreux réseaux trophiques
littoraux (Pergent et al., 2012).
En outre, ils assurent une production d’oxygène très importante (environ 14 litres par jour et
par m² d’herbier) (Bay, 1978 ; Frankignoule Et Disteche ,1984).
Ils constituent une barrière qui atténue l’énergie cinétique des particules, qui se déposent plus
rapidement, et contribuent ainsi à améliorer la clarté de l’eau, à réduire l’hydrodynamisme et
donc à protéger les côtes de l’érosion (Jeudy De Grissac Et Boudouresque, 1985 ; Terrados Et
Duarte, 2000).
L’herbier joue un rôle important dans la séquestration et le stockage du carbone dans
les milieux côtiers. Les résultats obtenus par Monnier, (2020) en Corse, ont permis
