Chapitre 1
Généralités
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Anatomie des limbes : En coupe transversale le limbe montre que l’épiderme est recouvert
d’une cuticule (Figure 4). Cette dernière lorsqu’elle est observée au microscope électronique
montre une texture poreuse, qui peut servir de colonne d'échange ion-eau régulant le flux de
nutriments entre les herbiers, les épiphytes et l'eau environnante (Kuo et Den Hartog, 2006).
Les cellules épidermiques sont riches en chloroplastes (Dural et al., 2013 ; Mačić, 2014a).
Cette caractéristique est une adaptation de la plante à la faible intensité lumineuse de son
environnement aquatique (Kojić, 1984 ; Papenbrock, 2012). Les 2 épidermes se distinguent
par leur épaisseur : l'épiderme supérieur « adaxial » est plus épais que l'épiderme inférieur
« abaxial » (Mačić, 2014a).
Figure 4. Coupe transversale du limbe d’une feuille âgée de Posidonia oceanica observée
au microscope (G : 40X).
Les cellules du mésophylle renferment des cellules à tanins et de nombreuses lacunes d'air
sont présentes, ce qui confère à ce tissu le nom d'aérenchyme (Dural et al., 2013 ; Mačić,
2014a). En outre, sous les amas épidermiques, des cellules de sclérenchyme se répartissent
sur les côtés du limbe, conférant ainsi de la robustesse à cette dernière (Dural et al., 2013).
Les faisceaux vasculaires ou libéro-ligneux se trouvent dans le tissu mésophyllien, comparés
aux plantes vasculaires terrestres, ils sont de tailles réduites et un nombre compris entre 13
et 15 comme rapporté par Mačić (2014a) et plus de 20 rapporté par Semroud et al. (1992).
La limite vasculaire centrale est légèrement plus grande que les autres et positionnées
davantage sur le côté dorsal (Mačić, 2014a).
10µm
MESSAOUD.H et HENTABLI.M
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