Partie I. Etude bibliographique
Chapitre 2. Cymodocea nodosa
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1980). De plus, ils exportent en moyenne environ 10% de leur production nette vers les
écosystèmes adjacents (Duarte & Cebrián, 1996). Par ailleurs, ces herbiers offrent une
protection physique contre l'érosion côtière en réduisant l'impact des vagues et en
stabilisant les sédiments (Duarte, 2002).
Comme certains autres herbiers de phanérogames marines, les herbiers à Cymodocea
nodosa jouent un rôle fonctionnel primordial pour le recrutement et l’installation d’un
grand nombre d’espèces, grâce à un enrichissement en matière organique du peuplement
et à un rôle de support à une microflore et à une microfaune qui constituent une source
alimentaire utilisable dans l’ensemble du réseau trophique local.
L'herbier a Cymodocea nodosa intervient dans des processus clés du fonctionnement des
écosystèmes lagunaires, tels que l'oxygénation, la dynamique des sels nutritifs et le
développement des niveaux trophiques supérieurs (Gerbal et Verlaque, 1995). Des travaux
récents soulignent que les herbiers marins ont une importance économique en plus de leur
valeur écologique. Ils sont reconnus pour leur capacité de stockage de carbone, ce qui en
fait un service écosystémique clé (Macreadie et al., 2014, 2017 ; Thomas, 2014 ; Green et
al., 2018 ; Rogers et al., 2018 ; Vanderklift et al., 2019). Les stocks de carbone dans les
sols occupés par Cymodocea nodosa ont été estimés à plusieurs millions d'euros sur l'île
de Gran Canaria (Bañolas et al., 2020).
D’autres études ont également montré que Cymodocea nodosa peut servir de bioindicateur pour évaluer la contamination par les métaux lourds (Catsiki et al., 1987 ;
Malea, 1993 ; Malea et Haritonidis, 1995).
2. 8. Statut réglementaire
Cymodocea nodosa est protégée par plusieurs conventions internationales et nationales,
ainsi que par des lois et des décrets nationaux dans de nombreux pays. Au niveau
international, elle est protégée par la Convention de Barcelone (listée dans l’Annexe II du
Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique en
Méditerranée (Protocole ASP/DB) et la Convention de Berne (désignation dans le texte
d’Annexe I). Ces conventions obligent les Etats-parties à prendre des mesures pour
protéger les espèces menacées, y compris Cymodocea nodosa, et leur habitat naturel.
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Etude des caractéristiques structurelles de Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (1870) dans la baie de Bou Ismaïl - 27/71

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